Le HIIT, ce sport qu’on croit réservé aux warriors d’Instagram et qui tient en vingt minutes dans son salon
On imagine des types huilés qui hurlent devant un miroir. La réalité est beaucoup moins glamour, et c’est tant mieux. Le HIIT, pour High Intensity Interval Training, ou entraînement fractionné de haute intensité si on tient au français, c’est juste ça : on force très fort pendant quelques secondes, on récupère un peu, et on recommence. C’est tout.
Le principe date des années 1990. En 1996, un chercheur japonais du nom d’Izumi Tabata publie une étude sur des patineurs de vitesse et invente au passage la formule la plus connue du genre : vingt secondes d’effort à fond, dix secondes de repos, huit fois de suite. Total, quatre minutes. Quatre. Vous avez bien lu. Et à la fin de ces quatre minutes, croyez-moi, vous ne vous demandez plus si l’exercice était assez intense.
Le plus fou, c’est ce que le corps fait après. Une séance courte mais violente continue de brûler des calories pendant des heures, le temps que l’organisme répare les dégâts. Les sportifs appellent ça l’afterburn, les scientifiques parlent de dette d’oxygène. Vous transpirez encore dans votre canapé une heure plus tard.
Pas besoin de matériel. Des burpees, des montées de genoux, des squats sautés, du gainage dynamique, et vous avez déjà de quoi vous mettre au sol. La plupart des séances tiennent entre dix et vingt-cinq minutes, échauffement compris. Pour quelqu’un qui jure ne jamais avoir le temps, l’excuse tombe vite à l’eau.
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Reste la question de la dose. Deux à trois séances par semaine suffisent largement, et il faut laisser les jours creux au repos ou à une sortie tranquille, marche ou vélo. Le HIIT tous les jours, c’est le meilleur moyen de se dégoûter en trois semaines, ou pire, de finir avec un tendon en vrac. L’intensité, ça se mérite et ça se digère.
Un mot de prudence, quand même. Si vous n’avez pas bougé depuis l’école ou si votre cœur vous a déjà joué des tours, passez par la case médecin avant de vous lancer dans le grand bain. Le HIIT ne pardonne pas l’improvisation totale.
Pour le reste, commencez petit, une séance de dix minutes, deux fois cette semaine. Vous verrez, ça pique. Et bizarrement, on y revient.
Crédit photo : Illustration générée par IA
