Le squash, ce sport de placard à balais qui vous met sur les genoux en vingt minutes

On imagine un court immense, on se retrouve dans une boîte de neuf mètres sur six, quatre murs et une petite balle noire qui rebondit à peine. C’est ça, le squash. Et c’est précisément cette exiguïté qui le rend redoutable : la balle revient toujours, vous n’avez jamais le temps de souffler, et vingt minutes suffisent à vous laisser en nage.

Le grand avantage pour un débutant, c’est qu’on n’a pas besoin de savoir jouer pour transpirer. Le terrain est si petit qu’on reste presque tout le temps à portée de balle, même en ratant la moitié de ses coups. Pas besoin de trois ans de technique avant de prendre du plaisir, contrairement au tennis où vous passez vos premières séances à ramasser des balles au fond du grillage.

Côté santé, les chiffres sont plutôt sérieux. Une grande étude parue dans le British Journal of Sports Medicine a montré que les sports de raquette réduisaient d’environ 56 % le risque de mortalité cardiovasculaire, mieux que la natation ou le vélo. Le squash muscle le dos, les épaules et les fessiers, il travaille le cardio, les réflexes et la coordination œil-main. Et comme il faut sans arrêt anticiper la trajectoire, le cerveau bosse autant que les jambes.

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Sauf que voilà, c’est aussi un sport explosif, plein d’accélérations et de changements de direction brutaux. Genoux, chevilles, dos : mieux vaut ne pas démarrer à froid après dix ans de canapé. Le bon réflexe, c’est de commencer doucement, en club, avec un partenaire de votre niveau plutôt qu’avec le collègue qui joue depuis quinze ans et va vous humilier en silence. Un échauffement sérieux, des chaussures qui tiennent la cheville, et on lève le pied au moindre point de côté.

L’autre atout, c’est qu’il se joue toute l’année, à l’abri, sans jamais dépendre de la météo. Une heure réservée à midi, deux raquettes, une balle, et vous ressortez lessivé pour le prix d’un déjeuner. Beaucoup d’entreprises ont d’ailleurs leur court, coincé entre la salle de réunion et le parking.

Pour qui, au fond ? Ceux qui manquent de temps et veulent un maximum d’effort en un minimum de minutes. Ceux qui s’ennuient sur un tapis de course. Et ceux qui adorent secrètement l’idée de taper très fort dans une balle après une journée de réunions.

Crédit photo : Illustration générée par IA