Le réalisateur d’It Follows lâche des dinosaures sur un pavillon de banlieue, et on signe direct
David Robert Mitchell n’a tourné que trois films en quinze ans, et à chaque fois c’était un petit événement pour qui aime le cinéma de genre malin. It Follows, en 2014, cette malédiction fantôme qui vous suit au pas, reste un des films d’horreur les plus copiés de la décennie. Under the Silver Lake, son polar paranoïaque avec Andrew Garfield, a divisé absolument tout le monde. Huit ans de silence plus tard, il revient avec un objet franchement bizarre : The End of Oak Street.
Le pitch tient sur un ticket de caisse. Un matin, un événement cosmique arrache littéralement une rue pavillonnaire américaine, Oak Street, à sa banlieue tranquille, et la dépose au beau milieu de la préhistoire. Décor : pavillons, jardins tondus, boîtes aux lettres… et des dinosaures de plusieurs tonnes qui rôdent entre les barbecues. La famille Platt, incarnée par Anne Hathaway et Ewan McGregor, comprend vite que sa survie passe par une seule règle : rester soudée.
Sur le papier, ça pourrait virer au nanar. Sauf que voilà, on parle du type qui a fait peur au monde entier avec un simple travelling. Le film est produit par Bad Robot, la boîte de J.J. Abrams, pour un budget de 85 millions de dollars, avec Michael Giacchino à la musique, le gars derrière Là-haut et une partie des Star Wars récents. Le tournage s’est fait à Londres et Atlanta, et le titre a longtemps été Flowervale Street avant de changer au printemps.
En attendant, si vous n’avez jamais vu ce qui a lancé Mitchell, It Follows reste une petite claque à (re)voir en 4K :
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À côté du couple de parents, on retrouve Maisy Stella, révélée l’an dernier dans My Old Ass, et le jeune Christian Convery. 99 minutes seulement, ce qui laisse deviner un survival nerveux plutôt qu’une grosse fresque bavarde. Warner sort le film en salles et en IMAX autour du 12 août chez nous.
Alors, verdict avant l’heure ? Un cinéaste aussi précis lâché sur un concept aussi kitsch, ça peut donner soit le grand écart raté, soit la meilleure surprise de l’été. Vu son casier, je parierais volontiers sur la deuxième option. Et puis un film de dinosaures qui n’est ni un Jurassic Park ni un dessin animé, ça faisait longtemps qu’on n’en avait pas vu. À voir en grand, avec le son qui décoiffe.
Crédit photo : Wikipedia
