Ridley Scott revient à la science-fiction à 88 ans avec un survival post-pandémie où un pilote parle surtout à son chien

Neuf ans qu’on n’avait pas vu Ridley Scott toucher à la science-fiction. Depuis Alien: Covenant en 2017, le bonhomme a enchaîné les fresques historiques, un nouveau Gladiator et un Napoléon. Le voilà qui repart vers le futur avec The Dog Stars, un film post-apocalyptique attendu dans les salles américaines à la toute fin de l’été. Et à 88 ans, il n’a visiblement pas l’intention de lever le pied.

L’histoire tient sur un fil. Une pandémie de grippe a rayé la quasi-totalité de l’humanité. Hig, un ancien pilote de tourisme joué par Jacob Elordi, survit reclus dans un petit aérodrome, avec pour seule vraie compagnie son chien et un voisin peu commode. Ce voisin, c’est Bangley, un ex-marine bourru campé par Josh Brolin, obsédé par la sécurité et la gâchette facile. Deux hommes qui se supportent plus qu’ils ne s’apprécient, dans un monde vidé de tout le reste.

Le film adapte un roman de Peter Heller paru en 2012, un livre qui a marqué les lecteurs par son ton à la fois brutal et étrangement doux. Rien à voir avec le survival bourrin habituel. Ici on parle de solitude, de deuil, et de cette question toute bête de savoir pourquoi on continue à se lever le matin quand il ne reste presque plus personne. Margaret Qualley et Guy Pearce complètent le casting, elle en jeune médecin, lui en ancien Navy SEAL.

La Constellation du chien, Peter Heller

Le film adapte le roman de Peter Heller, traduit en français sous le titre La Constellation du chien. Si l’univers vous tente avant sa sortie sur grand écran, le livre se lit d’une traite.

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Ça ressemble quand même à un pari. 110 millions de dollars de budget, presque deux heures, et un pitch qui repose autant sur les silences que sur l’action. On est loin des dinosaures et des explosions qui remplissent le reste des sorties de l’été. Scott semble vouloir raconter quelque chose de plus intime, quitte à ralentir franchement le rythme.

Est-ce que ça marchera ? Difficile à dire tant que la critique n’a pas parlé. Mais l’idée d’un vieux briscard qui revient à ses premières amours, celles d’Alien et de Blade Runner, avec une histoire portée par un chien et deux misanthropes, a de quoi intriguer. Si vous aimez la SF qui prend son temps et les romans de fin du monde qui parlent surtout d’humanité, gardez un œil dessus. La date française reste à confirmer, mais ce genre de projet finit rarement par nous échapper longtemps.

Crédit photo : 20th Century Studios