Trois villes d’Europe où l’on voyage surtout pour manger
Il y a des destinations qu’on choisit pour les musées, d’autres pour les plages. Et puis il y a celles où l’assiette devient la vraie raison du voyage. L’Europe en regorge, mais trois villes sortent du lot quand on aime vraiment la table. Préparez vos papilles.
Première étape, San Sebastián, au Pays basque espagnol. La petite ville côtière est devenue un pèlerinage pour les gourmands, et son secret tient en un mot : les pintxos. Ces petites bouchées posées sur une tranche de pain, garnies de fruits de mer, de viandes ou de légumes, se dégustent debout, au comptoir, en passant d’un bar à l’autre. Dans le vieux quartier, chaque adresse a sa spécialité. La Cuchara de San Telmo joue la carte de la création, Gandarias mise sur les classiques parfaitement exécutés. Et pour ceux qui veulent pousser le curseur, San Sebastián aligne aussi quelques tables étoilées de légende, comme Arzak ou Akelarre, perchée au-dessus de l’Atlantique.
Cap ensuite sur Bologne, en Émilie-Romagne. Les Italiens la surnomment la grassa, la grasse, et ce n’est pas un hasard. C’est ici qu’on trouve les vraies tagliatelles al ragù, qui n’ont pas grand-chose à voir avec les spaghetti bolognaise servis ailleurs, et les tortellini mijotés dans un bouillon de viande. Pour goûter tout ça sans se tromper, direction l’Osteria dell’Orsa ou la Trattoria Anna Maria. Et puis il faut absolument flâner dans le marché du Quadrilatero, en plein centre, où s’empilent parmesan, mortadelle et vinaigre balsamique de Modène. Un paradis pour qui aime acheter ses produits à la source.
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Dernière halte, Lyon, qu’on présente souvent comme la capitale française de la gastronomie. Le titre n’est pas usurpé. La ville cultive ses bouchons, ces restaurants traditionnels où l’on sert quenelle de brochet, saucisson brioché et tablier de sapeur dans une ambiance bon enfant. Le Café des Fédérations ou Daniel & Denise font partie des incontournables. Pour les produits, les halles Paul Bocuse rassemblent les meilleurs artisans de la région, et côté grande cuisine, la Mère Brazier perpétue depuis 1921 une tradition lyonnaise qui ne se dément pas.
San Sebastián, Bologne, Lyon : trois manières d’aimer la table, des tapas basques aux pâtes fraîches en passant par les bouchons. Le point commun, c’est cette conviction partagée que bien manger n’est pas un luxe mais un art de vivre. De quoi planifier un prochain week-end avec un seul critère en tête : avoir faim en arrivant.
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