Les Héros du Louvre, le film où Kad Merad convoie les chefs-d’œuvre du musée à travers la France en guerre
Paris, 1939. La guerre est là, ou presque, et personne au Louvre ne se fait d’illusions sur ce qui attend les collections si les Allemands entrent dans la capitale. C’est le point de départ des Héros du Louvre, le nouveau film d’Élie Chouraqui, en salles le 9 septembre.
L’histoire vraie derrière tout ça vaut le détour. À la veille de l’Occupation, Jacques Jaujard, le patron des musées nationaux, organise en secret l’évacuation des œuvres pour les mettre hors de portée des nazis. Des milliers de tableaux et de sculptures quittent le Louvre, entassés dans des camions, direction des châteaux de province. La Joconde elle-même a pris la route, planquée sous bonne garde. Un des plus grands déménagements d’art jamais organisés, et tout ça dans l’urgence.
Le film choisit de raconter ça par en bas, du côté de ceux qui ont fait le boulot. Kad Merad joue Babi Maklouf Benhamou, gardien de nuit amoureux de son musée, à qui on confie un de ces fameux camions. Sauf qu’il pose une condition: il embarque toute sa famille avec lui. Et voilà une équipée un peu folle à travers la France occupée, avec des chefs-d’œuvre à l’arrière et des enfants sur la banquette.
Et le plus touchant, c’est que rien de tout ça n’est inventé. Chouraqui s’inspire de sa propre famille: Babi Maklouf, c’était son grand-père, vraiment gardien de nuit au Louvre, vraiment mêlé au sauvetage. Le réalisateur filme donc une page d’Histoire et une histoire intime en même temps, ce qui n’est pas si courant.
Envie de creuser le vrai sauvetage des œuvres après la séance ? Ce récit suit le commando parti traquer le trésor pillé par les nazis.
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Au casting, du beau monde: Marie Gillain, Julia de Nunez, Fantine Guyot, avec Jean-Hugues Anglade et Bernard Le Coq en renfort. Kad Merad, lui, quitte un moment le registre comique pour un rôle plus grave, et ça pourrait bien lui aller.
Sur le papier, c’est le genre de film qui peut virer à la carte postale patriotique, violons et grands sentiments compris. Le risque existe. Mais le sujet est tellement romanesque, et l’ancrage familial tellement sincère, qu’on a envie d’y croire. Un drame historique d’1h45, à voir si vous aimez les histoires de gens ordinaires qui se retrouvent, un peu par hasard, à sauver quelque chose de plus grand qu’eux.
Et pour ceux qui voudront creuser le vrai sauvetage après la séance, quelques bons livres racontent cette épopée par le menu. À vous de voir.
Crédit photo : AlloCiné
