La via ferrata, ce parcours de montagne câblé qui donne le vertige des grimpeurs sans qu’il faille savoir grimper
Vous avez sûrement croisé ça sans savoir comment ça s’appelait. Une paroi verticale, des gens accrochés au rocher qui progressent le long d’un câble d’acier, avec des barreaux et des échelons plantés là où la roche ne donne aucune prise. Voilà une via ferrata. Le principe vient des Dolomites italiennes, où l’armée avait équipé les sommets pendant la Grande Guerre, d’où le nom, la voie ferrée. Aujourd’hui il y en a partout dans les Alpes, les Pyrénées, le Vercors, jusque dans le Jura.
Ce qui est chouette, c’est que ça ouvre la haute montagne à des gens qui n’ont jamais touché une prise d’escalade. Vous suivez le câble, vous mettez les pieds sur les barreaux, et vous montez. Pas besoin de savoir faire un nœud de huit ni d’assurer un copain. La sensation, elle, est bien réelle : à cinquante mètres au-dessus du vide, le cœur cogne pareil.
Reste la question qui fâche, la sécurité. On ne part jamais là-dessus avec un baudrier d’escalade classique. Il vous faut une longe spécifique de via ferrata, celle qui se termine par deux brins et un absorbeur d’énergie. Ce truc, ce sont des sangles cousues entre elles : si vous tombez, elles se décousent progressivement et encaissent le choc à votre place, plutôt que de le renvoyer direct dans votre squelette. La règle d’or tient en une phrase. On garde toujours au moins un brin clipé au câble. Jamais les deux mousquetons ouverts en même temps, même pour passer un ancrage. C’est bête, mais c’est là que les accidents arrivent.
Pour partir bien équipé sans se ruiner en achats séparés, il existe des kits complets qui rassemblent baudrier, longe à absorbeur et casque, comme le kit via ferrata de Petzl :
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Ajoutez un casque, obligatoire à cause des chutes de pierres, et une paire de gants qui sauvent les paumes sur le câble rugueux. Les parcours sont cotés de F, facile, à ED, extrêmement difficile, un peu comme les pistes de ski. Pour une première, visez du F ou du PD, du peu difficile, quelque chose de court et bien vertical mais sans surplomb qui vous laisse pendu dans le vide.
Mon conseil, du coup : pour vos toutes premières sorties, prenez un guide. Ça coûte le prix d’une soirée resto et ça change tout, vous apprenez les bons gestes une fois pour toutes. Après, avec du matos vérifié et un copain qui connaît, vous volerez de vos propres ailes. En plein mois d’août, franchement, il y a pire comme façon de se rafraîchir les idées en altitude.
Crédit photo : Illustration générée par IA
