Josiane Balasko en bonne sœur face à un cancre de Roubaix, et le choc des cultures repart en pension catho
Il y a des comédies françaises qu’on voit venir de très loin, et celle-ci ne s’en cache même pas. Tombé du ciel, le nouveau film de Mohamed Hamidi, est arrivé dans les salles cette semaine, le 12 août, en plein cœur de l’été. Une heure trente-deux, comédie familiale assumée, avec l’idée toute simple de coller deux mondes qui n’auraient jamais dû se croiser.
Le pitch tient sur un coin de table. Ilyes, un ado de la banlieue de Roubaix, rate son bac deux fois de suite. À sa dernière tentative, un incendie se déclare pendant le bac blanc, on lui met ça sur le dos, et le voilà viré. Le seul établissement qui accepte encore de le prendre, c’est un internat catholique paumé au fin fond de la Bourgogne, Saint-Albert-le-Grand. Vous voyez le tableau : le gamin des quartiers largué chez les bonnes sœurs, préjugés dans les deux sens, et forcément la petite quête de rédemption qui va avec.
Ce qui rend l’affaire un peu plus attachante que la moyenne, c’est que ce n’est pas sorti de nulle part. Ilyes Djadel, l’humoriste qui tient le rôle principal, raconte là son propre parcours, celui qu’il rôdait déjà sur scène dans son spectacle. Ça donne un premier rôle qui sonne juste, porté par quelqu’un qui sait exactement de quoi il parle.
Pour retrouver la patte de Mohamed Hamidi avant celui-ci, son road-movie avec Jamel Debbouze reste une valeur sûre :
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Autour de lui, Hamidi a sorti l’artillerie du cinéma populaire. Josiane Balasko campe une sœur Catherine qu’on devine plus coriace que dévote, Fred Testot et Antoine Duléry complètent le casting, et Jamel Debbouze passe par là. Du beau monde pour un film qui vise clairement large, les familles, les ados, le public d’août qui cherche à rire sans se prendre la tête.
Alors soyons clairs, on n’est pas devant une révolution du genre. La critique parle déjà d’une énième comédie satirique sur le choc des cultures, et ce n’est pas complètement faux. Hamidi laboure un champ qu’il connaît par cœur depuis La Vache. Mais bon, quand c’est fait avec de vrais acteurs et un sujet qui lui tient aux tripes, ça reste nettement plus digeste que la production estivale habituelle.
Si vous cherchez une séance légère pour emmener toute la tribu au frais, ça se considère tout à fait. Ne comptez juste pas ressortir bouleversé.
Crédit photo : AlloCiné
