Rupert Grint quitte la baguette de Ron Weasley pour un bébé qui cloche dans une forêt finlandaise

On avait laissé Rupert Grint en petit rouquin de Poudlard, on le retrouve en jeune père au bord de la crise de nerfs. Nightborn débarque sur Shudder le 31 juillet, et c’est le genre de film qui vous colle un malaise sourd bien après le générique.

Le pitch tient en trois phrases. Saga et Jon s’installent dans la maison d’enfance de Saga, perdue au milieu des sapins finlandais, pour y élever leur premier enfant. Sauf que Saga développe une conviction glaçante : quelque chose ne tourne pas rond avec le bébé. Et elle est la seule à le voir.

Derrière la caméra, il y a Hanna Bergholm. Si le nom ne vous dit rien, son premier film oui : Hatching (Bébé Croc en VF), passé par Sundance en 2022, une petite bombe d’horreur sur une gamine qui couve un œuf monstrueux dans sa chambre pastel. Bergholm creuse toujours le même sillon, la parentalité comme terrain d’épouvante, et franchement elle le fait mieux que la plupart. Nightborn est son deuxième long, son premier en anglais, et il ne s’est pas retrouvé n’importe où : présenté en compétition à la Berlinale en février, en lice pour l’Ours d’or. Pour un film de genre, ça ne court pas les rues.

Hatching (Bébé Croc) en Blu-ray

Avant de plonger dans Nightborn, (re)découvrez le premier cauchemar de Hanna Bergholm, où une gamine couve un œuf monstrueux dans sa chambre pastel :

Hatching (Bébé Croc) en Blu-ray → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Le vrai truc sympa, c’est le contre-emploi. Grint en papa dépassé, aux côtés de Seidi Haarla (la conductrice du magnifique Compartiment n°6), on est très loin du confort familier. L’horreur finlandaise a cette froideur particulière, ces forêts silencieuses qui font plus peur que n’importe quel jump scare, et Bergholm sait exactement où poser sa caméra pour que le malaise monte tout seul.

Est-ce que ça vaut le détour ? Si vous aimez l’horreur qui prend son temps, qui préfère l’inconfort psychologique au gore facile, oui, sans hésiter. Les premières critiques passées par la Berlinale parlent d’un film maîtrisé, un cran en dessous de Hatching pour certains, mais quand même bien flippant. Si par contre vous cherchez du frisson bon enfant pour une soirée détente, passez votre chemin, ce n’est pas franchement le programme.

Comptez une petite heure et demie, à regarder de préférence dans le noir, volume à fond. Et peut-être pas juste après avoir eu un enfant.

Crédit photo : Shudder