Resident Evil repart de zéro avec le réalisateur de Weapons, et cette fois personne ne s’appelle Alice
Le 16 septembre, deux jours avant les États-Unis, Resident Evil revient au cinéma. Huitième film de la franchise, deuxième reboot, et surtout une rupture nette avec tout ce qu’on connaissait.
Fini l’ère Paul W.S. Anderson et Milla Jovovich en Alice qui découpait du zombie au ralenti pendant six épisodes. Cette fois, c’est Zach Cregger aux commandes. Le nom vous dit peut-être quelque chose : c’est lui qui a réalisé Barbarian il y a quelques années, puis Weapons l’an dernier, deux films d’horreur qui ont bâti sa réputation en un temps record. Un vrai cinéaste du genre, pas un faiseur d’effets.
Son idée est simple et plutôt maligne. Il ne raconte pas l’histoire de Leon Kennedy, ni celle des héros que les joueurs connaissent par cœur. « L’histoire de Leon est déjà racontée dans les jeux », dit-il en substance. Alors il invente un personnage neuf : Bryan, un coursier médical, joué par Austin Abrams. Le type débarque au Raccoon City General Hospital pour une livraison de routine. Sauf que la nuit tourne au cauchemar, l’épidémie se déclare, et le voilà à courir pour survivre au milieu de créatures infectées.
Autour de lui, un casting qui pioche du côté de l’inconfort plutôt que du glamour. Paul Walter Hauser, Zach Cherry, Kali Reis campent des scientifiques et des employés d’Umbrella, la firme pharmaceutique qui traîne cette saga depuis 1996. On sent l’envie de revenir à l’ambiance des premiers jeux, celle du couloir mal éclairé où on retient son souffle, loin des cascades survitaminées des films précédents.
Envie de replonger dans l’ambiance avant la séance ? Le remake du deuxième volet reste la meilleure porte d’entrée.
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Le budget tourne autour de 80 millions de dollars, distribué par Sony. Quatre-vingt-quatorze minutes au compteur, ce qui est court pour ce genre de production, et franchement c’est plutôt une bonne nouvelle. Un film d’horreur qui va droit au but, sans étirer artificiellement son intrigue, ça se savoure.
Pour qui est-ce ? Pour les amateurs de survival horror bien sûr, ceux qui ont fait Resident Evil 2 manette en main dans le noir. Mais aussi pour les curieux qui n’ont jamais touché un jeu et veulent juste un bon frisson en salle. Cregger a prouvé qu’il savait faire monter la tension sans forcer.
Reste à voir si la magie prend sur grand écran. Le pari est risqué, adapter un jeu culte finit rarement bien. Mais pour une fois, on a plutôt envie d’y croire.
Crédit photo : Sony Pictures
