Prendre les escaliers, le sport le plus gratuit et le plus snobé de votre journée

Il y a une salle de sport gratuite dans votre immeuble, dans le métro, au bureau, et vous passez devant tous les jours sans la voir. Ce sont les escaliers. Ceux que tout le monde évite en fixant les portes de l’ascenseur avec l’espoir qu’elles s’ouvrent plus vite.

On a longtemps rangé ça au rayon des conseils de grand-mère un peu tièdes. Sauf que la science a fini par regarder de près, et le verdict est sérieux. En 2024, une équipe de l’université d’East Anglia a compilé neuf études, près de 480 000 personnes suivies, et présenté ses résultats au congrès ESC Preventive Cardiology. Ceux qui montent régulièrement les escaliers affichent 24 % de risque de mortalité en moins, toutes causes confondues, et 39 % de risque en moins de mourir d’un problème cardiovasculaire. Pour une activité qui ne coûte rien et ne demande aucun équipement, c’est assez énorme.

Le truc, c’est que monter des marches est un exercice bien plus intense qu’il n’en a l’air. Environ sept fois plus fatigant que marcher à plat, et c’est exactement pour ça que ça marche. Vous chargez les cuisses, les fessiers, les mollets, vous faites grimper le cœur en quelques secondes, sans même vous en rendre compte parce que vous êtes juste en train d’aller chercher un dossier au troisième.

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Pas besoin de transformer ça en séance. L’idée qui tient dans la durée, c’est de remplacer, pas d’ajouter. L’ascenseur devient l’escalier, l’escalator devient la version à pied, et voilà. Deux ou trois montées glissées dans une journée normale, et vous avez fait votre cardio sans y penser, sans tenue, sans douche à prévoir.

Une petite nuance quand même, parce qu’il ne faut pas raconter n’importe quoi. La descente cogne plus fort sur les genoux que la montée, donc si vos articulations grincent déjà, prenez l’ascenseur pour redescendre et gardez l’effort pour monter. Et inutile de sprinter comme si le bus partait : un rythme régulier, une main libre sur la rampe, ça suffit largement.

Le plus beau dans l’histoire, c’est qu’aucun abonnement ne vous relancera par mail en septembre pour vous rappeler que vous n’êtes pas venu. Les marches, elles, seront toujours là. À vous de décider si vous les regardez ou si vous les montez.

Crédit photo : Illustration générée par IA