L’île des souvenirs, le DreamWorks qui plonge dans la mythologie philippine et refuse de choisir entre l’aventure et les larmes
Le 21 octobre, DreamWorks sort « L’île des souvenirs », et c’est le genre de film d’animation qu’on n’avait pas vu venir. Pas une suite, pas un spin-off, pas une énième histoire de gentil monstre vert. Non, cette fois le studio raconte deux ados, Jo et Raissa, meilleures amies depuis la primaire, qui viennent d’avoir le bac et qui s’apprêtent à partir chacune de leur côté. Lors de leur dernière soirée ensemble, elles tombent sur un portail et atterrissent sur Nakali, une île peuplée de créatures sorties tout droit des contes philippins.
Le piège, c’est que pour rentrer chez elles, les deux filles doivent renoncer à leurs souvenirs communs. Toute leur amitié, effacée, morceau par morceau. Vous voyez venir le dilemme. Course contre la montre, donc, avant qu’elles n’oublient jusqu’au fait de s’être connues un jour.
Derrière la caméra, on retrouve Joel Crawford, le monsieur qui avait signé « Le Chat potté 2 : la dernière quête », sans doute l’un des plus beaux films d’animation de ces dernières années. Il co-réalise ici avec Januel P. Mercado, et le projet leur tient visiblement très à cœur. Crawford s’est inspiré de l’héritage philippin de sa femme et des histoires de famille pour bâtir ce monde. C’est, à ce qu’on sait, le premier long-métrage d’un grand studio hollywoodien entièrement construit autour du folklore et de la mythologie des Philippines. Rien que ça.
En attendant le 21 octobre, le précédent film de Joel Crawford reste une très belle porte d’entrée dans son cinéma :
Le Chat Potté 2 : La Dernière Quête (Blu-ray) → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Et c’est peut-être là le vrai sujet du film, au-delà de l’aventure fantastique. Mettre à l’écran tout un imaginaire que des millions de gens connaissent par cœur et que le cinéma n’avait jamais vraiment regardé. Les premiers retours parlent d’une vraie lettre d’amour à cette culture, avec des spectateurs qui disent enfin se sentir représentés. Au casting vocal de la version originale, on trouve Dave Franco, la chanteuse H.E.R. et Liza Soberano.
Pour qui c’est ? Pour les familles, évidemment, les vacances tombent à pic. Mais ne vous fiez pas à l’étiquette « film pour enfants ». Une histoire d’amitié qu’on risque de perdre en grandissant, ça parle autant aux parents, et probablement un peu plus fort. 1h38, ni trop long pour les petits, ni bâclé. On a hâte de voir ce que Crawford a fait de tout ça.
Crédit photo : DreamWorks
