Éric Judor part en quête médiévale dans Le Roi du Game, et on a hâte de voir ça
Éric Judor revient derrière et devant la caméra avec Le Roi du Game, au cinéma le 21 octobre. Le pitch tient en une image franchement rigolote : un père divorcé, Alexandre, décide d’infiltrer une partie de jeu de rôle grandeur nature pour se rapprocher de sa fille. Sauf que la fille en question joue une reine orque, que le décor est un univers d’heroic fantasy en carton-pâte et en épées en mousse, et qu’Alexandre n’y connaît absolument rien.
On est donc en plein grandeur nature, ce loisir où des gens se déguisent en elfes, en chevaliers ou en créatures pour rejouer des batailles médiévales en forêt, le temps d’un week-end. Un terrain de jeu parfait pour Judor, qui a toujours su filmer les communautés un peu décalées sans se moquer d’elles. Souvenez-vous de Problemos ou de Platane : il adore les marginaux sympathiques, et le voilà au milieu d’une bande de bras cassés en tunique.
Alexandra Lamy complète la distribution, tout comme Marc Labrèche, Hafid Benamar et la jeune Liona Bordonaro. Mais le vrai clin d’œil, c’est Ramzy Bedia au casting. Les deux complices d’Action Discrète et de La Tour Montparnasse infernale se retrouvent, et Ramzy jouerait carrément un arbre. Oui, un arbre. On ne sait pas encore combien de temps il tient à l’écran, mais l’idée seule donne envie.
Et pour passer de spectateur à aventurier du dimanche, il vous faudra l’arme de base du grandeur nature : une épée en mousse, totalement inoffensive mais parfaite pour la forêt.
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Derrière la grosse rigolade, il y a quand même un sujet qui parle à pas mal de monde : comment un parent renoue avec son ado quand plus rien ne les relie. Judor passe par le détour le plus improbable, celui du cosplay et des quêtes bidon, pour raconter une histoire de transmission. C’est le genre de film qui peut faire rire toute une famille sans prendre personne de haut, à condition que l’écriture suive le délire visuel.
Reste à voir si le long-métrage tient la distance, parce que la comédie française à concept casse parfois sur la durée. Mais avec Judor aux manettes, un univers visuel aussi généreux et Ramzy en végétal, on part plutôt confiants. Si vous cherchez une sortie décomplexée pour les vacances de la Toussaint, à partager avec des grands ados, celle-là a de sacrés arguments. On vous tiendra au courant une fois qu’on l’aura vu.
Crédit photo : Gaumont
