Clayface, le premier film d’horreur de DC, transforme un méchant de Batman en cauchemar de chair pour Halloween

DC n’avait jamais osé le film d’horreur pur. C’est fait, et ça tombe pile pour la saison des citrouilles. Clayface arrive dans les salles à la fin du mois, et oubliez les capes et les sauvetages héroïques, on est ici dans le body horror, celui qui vous met mal à l’aise bien après le générique.

Le pitch tient en une descente. Un acteur sur le point de percer à Hollywood voit sa carrière, son visage et son identité lui échapper, jusqu’à devenir un monstre fait d’argile et de rancune. Clayface, dans les comics, c’est justement ça depuis des décennies, un personnage capable de se remodeler à volonté. Le film en fait une métaphore assez glauque de la célébrité, de l’ambition qui ronge et de l’amour qui vous abîme.

Derrière la caméra, James Watkins, qu’on connaît pour ses virées dans le malaise pur. Et au scénario, un nom qui va parler aux amateurs du genre, Mike Flanagan, celui des séries Netflix qui vous empêchent de dormir, épaulé par Hossein Amini. Autant dire que le projet n’a pas été confié à n’importe qui. Tom Rhys Harries tient le rôle-titre, entouré d’Eddie Marsan, de Max Minghella et de Naomi Ackie.

Batman: One Bad Day - Clayface

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Ce qui est malin, c’est le pari. Un budget d’environ 40 millions de dollars, soit une misère pour un film de super-héros, mais une somme plus que confortable pour de l’horreur. DC Studios semble avoir compris qu’on pouvait raconter ses personnages autrement qu’à grands coups d’effets numériques à un milliard. Un méchant de second rang, un genre casse-gueule, 108 minutes. Pour une fois qu’un studio prend un petit risque assumé, on a envie de saluer.

Il y a quand même une vraie question derrière tout ça, celle qui hante tous les films d’horreur à grosse signature. Est-ce que la chair de poule sera au rendez-vous, ou est-ce qu’on nous vend du frisson calibré sans âme. Le teaser joue la carte du malaise organique plutôt que du jump scare facile, et c’est plutôt bon signe.

Si vous aimez vous faire peur intelligemment, que Flanagan vous a déjà tenu éveillé une nuit entière, ou que vous avez juste envie d’un film d’épouvante qui change des maisons hantées habituelles, celui-là mérite votre ticket. Et puis voir DC lâcher ses certitudes, c’est déjà une petite victoire en soi.

Crédit photo : DC Studios / Warner Bros.