La Vie d’une femme, le film qui met Léa Drucker au bord de l’épuisement avant qu’une romancière ne débarque tout chambouler
Depuis le 9 septembre, Léa Drucker tient l’affiche de La Vie d’une femme, le deuxième long-métrage de Charline Bourgeois-Tacquet. Cinq ans après Les Amours d’Anaïs, la réalisatrice change complètement de registre et signe un film beaucoup plus grave, présenté cet été en compétition au Festival de Cannes.
Le pitch tient en une phrase, mais elle vous parlera forcément. Gabrielle est chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public. Elle court partout, elle se démultiplie, elle porte tout le monde à bout de bras, y compris un mari qui l’aime et une mère vieillissante dont elle doit s’occuper. Et à force de tout donner au boulot et aux autres, il ne lui reste plus rien pour elle. Ça vous dit quelque chose ? C’est un peu le mal du siècle, et le film le regarde en face.
Le grain de sable, c’est l’arrivée d’une romancière dans son service. Elle vient passer quelques semaines là pour les besoins d’un livre, elle observe, elle pose des questions, et ce simple regard extérieur suffit à faire vaciller l’équilibre que Gabrielle tenait à bout de bras. On ne vous en dira pas plus, mais c’est là que tout se joue.
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Côté casting, c’est du lourd. Léa Drucker en tête, entourée de Mélanie Thierry, Charles Berling, Laurent Capelluto et Marie-Christine Barrault. Rien que ce quatuor autour d’elle, ça donne déjà envie. Drucker, on l’a vue partout ces dernières années, et elle a ce truc rare de rendre crédible une femme qui craque sans jamais en faire des tonnes.
Alors oui, sur le papier, ça peut faire peur. Un drame sur la charge mentale, l’hôpital public à bout de souffle, une femme qui s’oublie : le programme est chargé. Sauf que Bourgeois-Tacquet n’est pas du genre à plomber l’ambiance pour le plaisir. Sa comédie dramatique garde de la légèreté, de l’ironie, des respirations. Le film dure 1h38, ce qui est plutôt une bonne nouvelle : c’est resserré, ça ne s’étire pas.
Si vous aimez le cinéma français qui parle des vrais gens sans les caricaturer, et si le sujet de la femme qui tient tout debout vous touche, foncez. C’est le genre de film qu’on a envie de commenter en sortant de la salle.
Crédit photo : AlloCiné
