GIGN débarque sur Netflix le 22 juillet, et Tomer Sisley y troque le cambriolage chic contre l’antiterrorisme
On connaît le GIGN par les photos de commandos cagoulés et les prises d’otages qui tiennent la une pendant vingt-quatre heures. Netflix en tire une série de huit épisodes, disponible à partir du 22 juillet, et confie le premier rôle à Tomer Sisley. Deux ans après Largo Winch 3, l’acteur reprend du service dans l‘action, mais cette fois sans jet privé ni costume trois pièces.
Il incarne David, chef de section qui pensait enfin raccrocher et lever le pied. Sauf qu’un attentat frappe le GIGN en plein cœur, et le voilà obligé de reprendre la tête de son unité. En face, un ennemi qu’on ne voit jamais vraiment, armé d’une tonne d’explosifs militaires volés, qui frappe de plus en plus près de lui. Le genre de pitch qui promet des couloirs sombres, des comptes à rebours et pas mal de nuits blanches.
Derrière la caméra, on trouve Julien Leclercq, et ça compte. Le bonhomme connaît le sujet par cœur : il avait déjà signé L’Assaut en 2011, sur le détournement du vol Air France en 1994, et il enchaîne les films et séries de genre depuis, dont Braqueurs. Autant dire qu’on n’est pas devant un amateur venu jouer aux gendarmes. Il coécrit la série avec Sylvain Caron.
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Le casting suit la même logique, solide sans esbroufe : Guillaume Gouix, Géraldine Pailhas, Thierry Neuvic, Judith El Zein, Kévin Azaïs. Des visages qu’on croise partout dans le cinéma français, ce qui donne à l’ensemble un côté crédible et terre à terre, loin des super-flics indestructibles à l’américaine.
Ce qui m’intrigue le plus, c’est cet équilibre annoncé entre l’action pure et le drame intime. David traîne un secret, et la série jouerait autant sur la tension tactique que sur ce qu’un homme accepte de sacrifier pour protéger les siens. Si Leclercq tient la corde, on pourrait tenir la bonne série d’action française de l’été, celle qu’on enchaîne un dimanche pluvieux sans voir le temps passer.
Le vrai test, ce sera le rythme sur huit épisodes, là où beaucoup de thrillers français calent en cours de route. Verdict le 22 juillet.
Crédit photo : Netflix / Allocine
