Permis de détruire débarque en Corse le 1er juillet, et Kad Merad y rejoue les continentaux perdus au soleil
Quatre ans après Permis de construire, Éric Fraticelli remet le couvert et ramène tout son monde sur l’île de Beauté. Sa comédie Permis de détruire arrive en salles ce 1er juillet, passée par la sélection officielle de l’Alpe d’Huez. C’est exactement le genre de film qu’on va voir en tongs, un paquet de chips à la main, sans se poser trop de questions.
L’histoire reprend là où on aime la retrouver. Dominique, joué par Kad Merad, s’accroche à son rêve corse: monter un cabinet médical qui n’en finit plus d’être en chantier, tout en menant la guerre contre un projet de centrale électrique dont personne ne veut. Débarque alors Olivier, son copain psychanalyste en plein divorce, incarné par Patrick Timsit, venu se refaire une vie au soleil. Deux pinzuti, comme on dit là-bas pour désigner les Français du continent, qui vont tout tenter pour se fondre dans la culture insulaire. Autant vous dire que ça se passe rarement comme prévu.
Fraticelli, lui, connaît son sujet par cœur. Il joue Santu, l’ami corse qui sert de guide et de garde-fou aux deux maladroits, et il tient aussi la caméra. C’est un peu toute la recette du film: une bande de copains, des paysages qui donnent envie de tout plaquer, et un humour qui charrie gentiment les clichés sur les Corses autant que sur les Parisiens venus jouer les néo-ruraux.
Jamais vu le premier volet ? Le DVD de Permis de construire se rattrape en une soirée avant de foncer en salle.
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On ne va pas se raconter d’histoires, personne n’attend là une révolution du cinéma. C’est une comédie populaire de 1h37, tout public, qui assume totalement ce qu’elle est. Le premier volet avait fait un joli carton en 2022, porté par le bouche-à-oreille et cette envie d’un film léger qui sent le maquis et l’apéro qui traîne. Difficile de lui reprocher de vouloir remettre ça.
Pour qui, du coup? Pour ceux qui aiment Kad Merad quand il fait du Kad Merad, pour les nostalgiques du premier, et pour tous ceux qui cherchent une séance de clim’ pas prise de tête un soir de canicule. On rit, on souffle, on ressort de bonne humeur. Il y a pire comme programme un mois de juillet.
Et si vous n’avez jamais vu Permis de construire, commencez par là avant de foncer en salle. Ça se rattrape en une soirée, et ça vous évitera de débarquer aussi paumé qu’un pinzutu son premier jour sur le port.
Crédit photo : AlloCiné
