Enola Holmes revient le 1er juillet, et cette fois c’est Sherlock qui a besoin d’être sauvé

Millie Bobby Brown ressort sa loupe et son sourire en coin. Enola Holmes 3 arrive sur Netflix le mercredi 1er juillet, et le pitch a de quoi vous faire sourire avant même la première scène : pour une fois, ce n’est pas une jeune fille disparue qu’il faut retrouver, c’est Sherlock lui-même. Le grand frère se fait enlever, et la petite soeur prend l’enquête en main.

Le timing est parfaitement cruel. Enola s’apprête à épouser son Lord Tewkesbury (toujours Louis Partridge, toujours le regard de chien battu qui va bien) quand la nouvelle tombe. Adieu robe et alliance, bonjour filatures et déguisements. On la sent partagée entre l’envie de dire oui et celle de ne jamais ranger son nécessaire de détective. C’est tout le charme de la série : Enola refuse de choisir entre l’amour et l’aventure, et le film respecte ce caprice.

Cette fois, l’action quitte le brouillard londonien pour Malte. Le soleil, la pierre dorée, la mer : un décor de carte postale qui jure joliment avec les habituelles ruelles humides de l’époque victorienne. Henry Cavill remet le costume de Sherlock, Helena Bonham Carter celui d’Eudoria, la mère insaisissable. La petite famille est au complet, et c’est exactement pour ça qu’on revient.

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Changement notable derrière la caméra : Philip Barantini remplace Harry Bradbeer. Le nom vous dit peut-être quelque chose, c’est l’homme du plan-séquence vertigineux de Boiling Point et de la série Adolescence. On peut donc s’attendre à une mise en scène plus nerveuse, plus physique, là où les deux premiers volets misaient surtout sur le charme et les clins d’oeil à la caméra. À vérifier à l’écran, mais sur le papier le mariage est prometteur.

Soyons clairs, on ne va pas chez Enola Holmes pour une énigme digne d’Agatha Christie. On y va pour le rythme, l’humour, les robes, et cette héroïne qui casse le quatrième mur comme d’autres claquent des doigts. C’est de la friandise estivale, assumée et bien troussée, parfaite pour une soirée de juillet où il fait trop chaud pour bouger.

Le premier opus avait conquis tout le monde, le deuxième avait un peu ronronné. Ce troisième round, avec son cadre ensoleillé et son réalisateur musclé, pourrait bien remettre la saga sur les rails. En attendant, prévoyez un plaid léger, une boisson fraîche, et laissez Enola faire le reste.

Crédit photo : Netflix