Supergirl atterrit au cinéma le 1er juillet, et Milly Alcock devient la nouvelle tête d’affiche de l’univers DC

Deuxième film du nouvel univers DC piloté par James Gunn, juste après Superman, Supergirl arrive dans les salles françaises le 1er juillet. Aux États-Unis, il est déjà sorti le 26 juin, et les premiers chiffres tournent autour de 68 millions de dollars au box-office mondial. Pas un raz-de-marée, mais de quoi lancer la machine.

Derrière la caméra, on retrouve Craig Gillespie, le réalisateur de I, Tonya et de Cruella. Autant dire quelqu’un qui sait filmer des héroïnes cabossées plutôt que des statues parfaites. Le scénario est signé Ana Nogueira, et l’histoire s’inspire directement de la bande dessinée Supergirl: Woman of Tomorrow, parue en 2021 sous la plume de Tom King et le crayon de Bilquis Evely. Un récit plus sombre et plus intime que la moyenne du genre, où Kara n’est pas la cousine lumineuse et bien rangée qu’on imagine.

Dans le rôle-titre, Milly Alcock. Vous l’avez sans doute repérée dans House of the Dragon, où elle jouait la jeune Rhaenyra. Ici, elle campe une Kara Zor-El moins sage, parfois gueule de bois, traînant son chagrin de dernière survivante d’une planète morte. À ses côtés, un casting solide : Matthias Schoenaerts, Jason Momoa en Lobo le chasseur de primes, et un petit passage de David Corenswet en Superman pour relier les fils.

Supergirl: Woman of Tomorrow (Tom King)

Pour comprendre cette Kara mélancolique avant la séance, le comic dont le film est tiré reste la meilleure porte d’entrée.

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Côté critiques, c’est tiède. La presse anglo-saxonne salue Alcock, qui porte le film sur ses épaules et lui donne une vraie épaisseur humaine, mais reproche au reste un manque de relief, un blockbuster qui joue la sécurité quand le matériau de départ promettait plus d’audace. Variety n’a pas été tendre, Empire a trouvé l’ensemble sympathique mais sage. Bref, le film de l’été qu’on regarde sans déplaisir sans en sortir bouleversé.

Faut-il y aller ? Si vous aimez les super-héros et que vous cherchez une séance climatisée pendant la canicule, oui, sans hésiter. Si vous attendiez le long-métrage qui réinvente le genre, gardez vos attentes au frais. Et pour celles et ceux qui veulent comprendre d’où vient cette Kara mélancolique, la BD de Tom King reste une porte d’entrée idéale, souvent meilleure que son adaptation.

À voir donc, surtout pour Milly Alcock, qui mérite clairement mieux que le scénario qu’on lui a confié.

Crédit photo : Warner Bros. / DC Studios