Karine Giebel revient le 5 novembre, et quand on a vendu trois millions de livres, une sortie pareille ne passe pas inaperçue. Son nouveau thriller s'appelle Dans la terre froide, il fait un peu plus de trois cents pages, et il tient sur une idée toute bête : un soir, Valentin reçoit un texto de son ex. Vous voyez le genre de relation qui s'est terminée en explosion, celle où l'on se jure de ne plus jamais remettre les pieds. Il hésite. Et puis il y va.

Mauvaise idée, forcément. Dès qu'il franchit la porte, il descend dans l'arène, et le jeu commence. Je n'en dirai pas plus, parce que tout l'intérêt du bouquin est là : vous ne savez jamais vraiment qui manipule qui, ni jusqu'où ça va aller.

Ce que Giebel réussit depuis des années, c'est cette tension qui ne lâche jamais. Pas de grand spectacle, pas de serial killer en imperméable. Juste deux personnes, une maison, une nuit, et un passé qui remonte comme une vieille blessure qu'on croyait cicatrisée. La culpabilité, chez elle, c'est presque un personnage à part entière. On tourne les pages de plus en plus vite, on se dit qu'on arrête au prochain chapitre, et bien sûr on ne s'arrête pas.

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Le nouveau Giebel paraît le 5 novembre, à glisser sur la table de chevet :

Dans la terre froide - Karine Giebel → voir sur Amazon

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C'est ce qu'on appelle un page-turner, et pour une fois le mot n'est pas galvaudé. La mécanique est huilée, les chapitres sont courts, l'autrice sait exactement quand couper pour vous forcer à continuer. Si vous cherchez de la grande littérature contemplative, passez votre chemin. Si vous voulez une soirée avalée d'un coup, le plaid remonté et le téléphone en silencieux, vous êtes au bon endroit.

C'est le genre de livre qui se dévore en deux soirs, parfait pour les longues soirées de novembre où l'on n'a de toute façon aucune envie de sortir. Prévoyez juste de ne pas le commencer un dimanche à 23 heures si vous bossez le lendemain, parce que vous n'allez pas beaucoup dormir.

Giebel fait ici ce qu'elle fait de mieux, et c'est tant mieux. Ce n'est pas le thriller qui va réinventer le genre, mais c'est de l'ouvrage bien tenu, efficace, un peu cruel, parfait pour la saison. Et à ce stade de sa carrière, elle n'a vraiment plus rien à prouver à personne.

Crédit photo : Récamier