Street Fighter revient au cinéma le 14 octobre, et cette fois Hollywood jure de ne pas refaire le nanar de 1994
Il y a des annonces qu’on accueille avec un sourcil levé. Un film Street Fighter, en 2026, trente-cinq ans après que la borne d’arcade a vidé nos pièces de dix francs. Le genre de projet qui sent le piège à nostalgie. Sauf que celui-là a de quoi intriguer, et pas seulement les anciens qui martelaient le bouton coup de poing au fond du café-tabac.
Capcom et Legendary sortent donc leur adaptation en salles le 14 octobre. Derrière la caméra, Kitao Sakurai, un réalisateur venu de la comédie trash américaine, ce qui annonce un ton moins sérieux que les blockbusters de super-héros habituels. L’histoire se passe en 1993, au moment où le jeu explosait dans le monde entier, et suit Ryu et Ken, deux combattants fâchés que la mystérieuse Chun-Li vient rechercher pour un nouveau World Warrior Tournament. Un tournoi, des coups spéciaux, une conspiration dans l’ombre. On ne va pas vous mentir sur la finesse du scénario.
Le vrai argument, c’est le casting, et là ça devient franchement amusant. Andrew Koji, qu’on a vu cogner dans la série Warrior, incarne Ryu. Noah Centineo joue Ken. Callina Liang reprend Chun-Li. Et après, ça part dans tous les sens : Jason Momoa en Blanka, le monstre vert électrique, le rappeur 50 Cent en Balrog, le catcheur Cody Rhodes en Guile, l’excellent David Dastmalchian en grand méchant M. Bison, et la star d’action indienne Vidyut Jammwal en Dhalsim. Un casting pareil, soit c’est le chaos complet, soit c’est le genre de spectacle décomplexé qu’on regarde avec un seau de pop-corn et le cerveau au repos.
En attendant la baston sur grand écran, le vrai Street Fighter se joue toujours à la manette, et le dernier opus envoie du lourd.
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Parce qu’il faut quand même rappeler le passif. L’adaptation de 1994, avec Jean-Claude Van Damme en Guile et un Raul Julia magistral en Bison, reste un des nanars les plus affectueusement moqués du genre. Le fantôme plane forcément au-dessus de ce nouveau film.
Pour qui c’est, du coup ? Pour ceux qui ont une tendresse pour Street Fighter II et qui ont envie de voir Hadoken et Shoryuken à l’écran sans se prendre au sérieux. Pour les amateurs de films de baston un peu bêtes et généreux. Si vous cherchez un grand film, passez votre chemin. Si vous cherchez une bonne tranche de rigolade entre copains, avec des combattants hauts en couleur et une mise en scène qui assume le ridicule, ça se tente carrément.
Crédit photo : Capcom / Legendary Pictures
