Street Fighter revient au cinéma avec Jason Momoa en Blanka et une brochette de catcheurs
Il faut un sacré culot pour ressortir Street Fighter au cinéma. Les deux tentatives précédentes ont laissé un souvenir cuisant. Le film de 1994 avec Jean-Claude Van Damme en Guile est devenu culte à force d’être raté, et le Chun-Li de 2009 n’a trouvé presque personne pour le défendre. Alors forcément, quand Legendary et Capcom annoncent un troisième essai, on lève un sourcil.
Sauf que cette fois, le casting donne envie d’y croire, ou au moins de payer sa place pour voir ça de ses propres yeux. Andrew Koji, impeccable dans la série Warrior, enfile le gi de Ryu. Noah Centineo joue Ken Masters. Callina Liang reprend Chun-Li. Et surtout, Jason Momoa débarque en Blanka, le mutant vert qui balance des décharges électriques. Rien que cette image mérite le détour.
Le film est réalisé par Kitao Sakurai, qui vient plutôt de la comédie déjantée, et distribué par Paramount. Sortie en France le 14 octobre 2026. L’histoire recycle la trame du jeu, sans surprise : Ryu et Ken, deux anciens bagarreurs de rue, sont recrutés par Chun-Li pour un tournoi, avec une conspiration qui les rattrape au passage. Un prétexte à baston, et personne ne demande autre chose à un film Street Fighter.
En attendant le film, le meilleur moyen de sortir un Shoryuken reste encore la manette en main.
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Ce qui frappe, c’est le grand écart dans la distribution. On y trouve les catcheurs Roman Reigns en Akuma et Cody Rhodes en Guile, le rappeur 50 Cent en Balrog, le chanteur country Orville Peck en Vega, et David Dastmalchian, vu chez Marvel et dans Dune, en M. Bison. Le genre de casting qu’on croirait écrit sur un coin de table un soir de fatigue. Et pourtant, sur le papier, ça tient étonnamment la route.
Faut-il en attendre un grand film ? Franchement non, et ce n’est pas le but. Un jeu de combat au cinéma, ça se juge à sa capacité à enchaîner les coups spéciaux sans se prendre au sérieux. Si le film assume le kitsch de la licence, il peut devenir le plaisir coupable de cette fin d’année. S’il essaie de faire sérieux, on repart pour vingt ans de moqueries.
Pour les nostalgiques des bornes d’arcade et des heures passées à sortir un Shoryuken, c’est en tous cas la sortie à cocher pour octobre.
Crédit photo : AlloCiné
