Les Ensorceleuses 2 débarque presque trente ans après, et les sœurs Owens n’ont toujours pas fini de payer leur malédiction amoureuse
Il y a des films qu’on garde dans un coin de la tête sans trop savoir pourquoi. Les Ensorceleuses, sorti en 1998, en fait partie. Sandra Bullock et Nicole Kidman y jouaient deux sœurs sorcières, Sally et Gillian Owens, condamnées par une malédiction familiale à voir mourir l’homme dont elles tombent amoureuses. À l’époque le film s’est fait démolir par la critique avant de devenir un vrai objet culte, ressorti chaque automne comme on ressort un pull.
Warner remet donc le chaudron sur le feu. Les Ensorceleuses 2 arrive dans les salles françaises le 9 septembre, et les deux actrices reprennent leurs rôles, vingt-cinq ans plus tard dans l’histoire. Tante Frances et tante Jet sont toujours là, jouées par Stockard Channing et Dianne Wiest, ce qui devrait rassurer ceux qui aimaient surtout la grande maison biscornue et le gâteau au chocolat servi au petit-déjeuner.
Autour d’elles, du sang neuf. Joey King et Maisie Williams (oui, Arya de Game of Thrones) rejoignent la famille, avec Lee Pace et Xolo Maridueña. La réalisation revient à Susanne Bier, la Danoise derrière Bird Box et la série The Undoing, plutôt à l’aise quand il s’agit de mêler drame familial et atmosphère un peu inquiétante.
En attendant la suite, le film culte de 1998 se revoit très bien un soir d’automne.
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Côté histoire, on reste volontairement flou pour ne rien gâcher. Les sœurs Owens découvrent une chose enfouie sur l’origine de leur magie, et la fameuse malédiction ressurgit pour menacer toute la lignée. On retrouve l’ADN du premier film, entre comédie douce-amère, romance contrariée et magie de cuisine.
Le scénario est cosigné par Akiva Goldsman, déjà crédité sur le film de 1998, ce qui n’est pas rien pour la cohérence de l’ensemble. Deux heures dix au compteur, c’est un poil long pour ce genre d’histoire, mais le premier misait déjà sur une ambiance plus que sur une intrigue millimétrée.
Si vous n’avez jamais vu l’original, un conseil : revoyez-le avant. Pas pour comprendre, l’intrigue se tient toute seule, mais parce que le vrai plaisir ici tient à retrouver deux visages qu’on connaît par cœur, plus âgés, toujours complices. C’est le genre de séance qui se savoure un soir d’automne, sous une couverture, avec zéro envie de réfléchir. Et parfois, c’est exactement ce qu’on cherche.
Crédit photo : Warner Bros.
