De l’autre côté du lac, le roman où Sylvain Prudhomme envoie une photographe se perdre dans une réserve interdite aux hommes
Sylvain Prudhomme revient, et cette fois il monte en altitude. Son nouveau roman, De l’autre côté du lac, est sorti le 27 août aux Éditions de Minuit. 288 pages, 22 euros, et une histoire qui commence là où plus personne n’a le droit d’aller.
Le décor, d’abord. Un lac de haute montagne, posé à la lisière d’une réserve naturelle où l’humain est interdit de séjour. Un petit groupe de chercheurs travaille là, à observer un monde qui n’attend rien d’eux. Parmi eux, une photographe. Et un matin, sur l’un des versants, elle remarque quelque chose que personne d’autre ne voit.
C’est là que le livre bascule. Les signes étranges s’accumulent, un corps finit par être retrouvé, et la photographe décide de rester seule là-haut au lieu de redescendre avec les autres. Quelques mois plus tard, c’est elle qui disparaît. Prudhomme tend son fil et ne le lâche plus.
Envie de vous perdre au bord de ce lac vous aussi ? Le roman est déjà en librairie.
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Si le nom ne vous dit rien, sachez que ce n’est pas un débutant. Sylvain Prudhomme a décroché le Femina en 2019 pour Par les routes, ce roman d’auto-stop et d’amitié qui l’avait installé pour de bon. Depuis, il creuse toujours les mêmes obsessions : le désir d’intensité, l’appel du sauvage, l’idée un peu folle qu’il existerait quelque part une vie plus vraie que la nôtre. Sauf que voilà, cette vie-là, il ne la montre jamais tout à fait sereine. Elle a un prix.
Ce qui change ici, c’est le format. On tient un roman à tension, presque un thriller de nature, là où on l’attendait plutôt du côté du récit lumineux. La montagne n’est pas un décor de carte postale, c’est un personnage qui garde ses secrets et n’a aucune envie de les rendre. Le genre de bouquin qu’on lit vite parce qu’on veut savoir, et qu’on repose lentement parce qu’il continue de vous travailler.
Pour qui, du coup ? Pour les lecteurs qui aiment quand la beauté d’un paysage cache une inquiétude sourde. Pour ceux que le suspense n’effraie pas mais qui veulent quand même une vraie écriture derrière. Et franchement, pour finir l’été sur autre chose qu’un polar de plage, celui-ci fait très bien le job. Vous le trouvez comment, vous, ce virage vers le sauvage ?
Crédit photo : Éditions de Minuit
