Ridley Scott filme la fin du monde en douceur, avec un pilote, son chien et un ex-marine peu commode
À 88 ans, Ridley Scott aurait pu se reposer sur ses lauriers. Au lieu de ça il revient le 26 août avec The Dog Stars, un film post-apocalyptique tiré du roman de Peter Heller paru en 2012, un livre culte chez les amateurs de survie tranquille et de grands espaces vides.
L’histoire tient en peu de choses. Une pandémie de grippe a effacé presque toute l’humanité. Il reste Hig, un ancien pilote de ligne réfugié sur une vieille base aérienne, avec pour seule compagnie son chien et Bangley, un ex-marine ronchon qui tire d’abord et discute ensuite. Le quotidien, c’est surveiller l’horizon, faire des tours en petit avion, tenir. Et puis un jour une voix grésille à la radio, et Hig décide d’aller voir ce qu’il y a au bout du monde connu.
Ce qui change tout ici, c’est le ton. On connaît Ridley Scott pour ses fresques qui en mettent plein la vue, Gladiator, Alien, Blade Runner. Là il signe ce que la presse anglo-saxonne appelle déjà son apocalypse la plus silencieuse. Pas de hordes hurlantes, pas de villes en flammes toutes les cinq minutes. Plutôt du silence, de la lumière rasante, un homme et son chien qui essaient de ne pas devenir complètement dingues. Le budget frôle quand même les 110 millions de dollars, et une partie est tournée pour l’IMAX, donc les grands espaces devraient vraiment respirer sur écran géant.
Le film adapte un roman de Peter Heller, publié en français sous le titre La Constellation du chien. De quoi patienter jusqu’au 26 août.
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Côté casting, c’est du lourd. Jacob Elordi et Josh Brolin portent le film, entourés de Margaret Qualley, Guy Pearce, Allison Janney et Benedict Wong. La musique est signée Harry Gregson-Williams, un habitué du réalisateur, autant dire qu’on n’a pas lésiné.
Pour qui c’est, du coup ? Si vous aimez les fins du monde contemplatives, celles où l’émotion compte plus que les explosions, du côté de The Road ou de Station Eleven, vous devriez être servis. Si vous cherchez de l’action non-stop, passez votre chemin, ça risque d’être un peu lent pour vous.
Perso, un Ridley Scott qui ralentit le rythme pour raconter un deuil, un chien et un bout de ciel, ça m’intrigue franchement plus qu’un blockbuster de plus. À voir en salle le 26 août, et de préférence sur le plus grand écran possible.
Crédit photo : 20th Century Studios
