Le tir à l’arc, ce sport de patience qu’on range du côté de Robin des Bois et qui vous vide la tête en dix flèches

On imagine un truc de foire ou de colonie, une activité qu’on fait deux fois dans sa vie sous un barnum. Sauf que le tir à l’arc s’est offert une deuxième jeunesse, et pas qu’un peu. La fédération française a passé la barre des 80 000 licenciés, un record battu saison après saison. Les Jeux de Paris sont passés par là, forcément, mais il y a autre chose. Les gens cherchent un sport où on ne court pas après un ballon, où personne ne vous rentre dedans, et où le seul adversaire au bout du compte, c’est vous.

Parce que c’est ça, le vrai attrait. Vous encochez, vous levez l’arc, vous tendez la corde jusqu’à sentir votre main frôler le coin de la bouche, vous respirez, et vous lâchez. Entre le moment où vous visez et celui où la flèche part, il ne se passe rien d’autre dans votre tête. Pas la liste de courses, pas le mail de 18h. Les gens qui pratiquent en parlent comme d’une méditation en position debout, et ils n’ont pas complètement tort. C’est ce côté anti-stress qui ramène autant de monde, au point que certains médecins le prescrivent carrément pour souffler.

On croit que ça ne muscle rien parce qu’on reste planté sur place. Erreur. Tendre un arc, c’est solliciter le haut du dos, les épaules, la sangle abdominale qui vous garde droit comme un i pendant que le reste tremble. Faites une séance et vous sentirez des muscles dont vous ignoriez l’existence le lendemain matin.

Envie d’essayer entre deux séances au club ? Ce set d’initiation démontable a tout pour tirer ses premières volées à la maison.

SHARROW Arc classique démontable 25 lbs, set complet → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Le meilleur côté, c’est que ça ne demande aucun bagage. Les clubs prêtent le matériel pour les premières séances, et une flèche à trois mètres d’une cible, tout le monde y arrive dès le premier jour. On commence à l’arc classique, celui des compétitions olympiques, avant d’aller voir plus tard du côté des arcs à poulies si l’envie prend. Enfant, retraité, sédentaire complet, personne n’est de trop.

Le seul risque, c’est d’y prendre goût et de finir à guetter la météo du dimanche pour aller planter des flèches dans un pré. À la rentrée, les clubs ouvrent leurs portes et laissent tirer quelques volées avant de signer quoi que ce soit. Allez-y sans rien, juste pour voir si le silence entre deux flèches vous fait le même effet qu’à tous les autres.

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)