Reacher revient le 12 août casser du méchant dans le métro de Philadelphie, et cette saison change enfin de terrain de jeu
Alan Ritchson a beau mesurer près de deux mètres et remplir un t-shirt comme personne, c’est sans doute la première fois qu’on le sent vraiment coincé. Reacher revient le 12 août sur Prime Video pour une quatrième saison, et cette fois l’ancien flic militaire ne débarque pas dans une petite ville paumée du fin fond des États-Unis. Il traîne dans le métro de Philadelphie quand une femme assise face à lui coche, un par un, tous les signes du kamikaze sur le point de passer à l’acte.
Fausse alerte ? Pas vraiment. C’est le point de départ de Gone Tomorrow, le treizième roman de Lee Child, et probablement l’ouverture la plus tendue de toute la saga. Ce qui suit, on vous laisse le découvrir, mais ça part très vite en conspiration politique, avec des types en costume qui collent Reacher d’un peu trop près et une affaire bien plus grosse qu’un simple malaise dans une rame.
Huit épisodes au programme. Les trois premiers tombent d’un coup le 12 août, puis c’est un par semaine jusqu’au 16 septembre, à l’ancienne. De quoi étaler le plaisir sans se faire gâcher la fin par tout internet en un week-end.
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Si la série fonctionne aussi bien, c’est qu’elle n’a jamais cherché à être plus maligne qu’elle ne l’est. Reacher observe, calcule, encaisse, puis distribue. Ritchson a saisi ce qui fait tenir le personnage : il parle peu, mais quand il ouvre la bouche, c’est souvent pour balancer une vérité que personne n’avait envie d’entendre. Les trois premières saisons ont cartonné, plus de 55 millions de spectateurs sur la dernière, et Prime Video a tellement confiance qu’un spin-off centré sur Frances Neagley, sa fidèle complice, enchaîne dès le 16 septembre.
Pour qui c’est ? Pour vous si vous aimez les polars sans chichi, les bagarres bien réglées et les héros qui résolvent les problèmes avec les poings plutôt qu’avec un long monologue existentiel. À fuir si vous cherchez de la subtilité tarabiscotée et des personnages qui doutent pendant six épisodes entiers.
Perso, je range Reacher dans la catégorie des séries qu’on lance un dimanche soir en se disant « juste un épisode », et qu’on finit à deux heures du matin, les yeux rouges. C’est du divertissement carré, assumé, franchement bien fichu. Le genre de retour qu’on attendait sans trop oser le dire.
Crédit photo : Prime Video
