Ariana Grande referme le mois avec « Petal », un disque qu’elle dit « un peu sauvage »
Le 31 juillet, Ariana Grande pose le point final de l’été pop. « Petal » sort ce vendredi-là, chez son propre label BabyDoll Music associé à Republic. Douze titres, pas un de plus, et une consigne qu’elle a répétée en interview : elle voulait quelque chose « a little feral », un peu sauvage, un peu à vif.
On la connaissait millimétrée, calibrée pour les stades. Là, elle raconte l’inverse. Le fil rouge du disque, c’est la rupture. Pas seulement amoureuse : rompre avec toutes les attaches négatives, les gens, les vieux réflexes, la petite voix qui sabote. Un album de ménage intérieur, en somme, ce qui donne des titres comme « big feelings », « warning signs » ou ce « nowhere, nobody » qui ferme le bal.
Musicalement, on reste en terrain balisé, et tant mieux. Aux manettes, on retrouve Ilya Salmanzadeh, producteur suédo-iranien qui la suit depuis des années, et l’inévitable Max Martin, l’homme qui a écrit la moitié des refrains que vous avez fredonnés depuis vingt ans. Autant dire que sur le papier, la mécanique à tubes est huilée.
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Le premier extrait, « Hate That I Made You Love Me », est sorti le 29 mai. Et il a fait très fort : numéro un direct au Billboard Hot 100 américain et au classement des singles britanniques, la même semaine. Un démarrage qui met la barre haut pour la suite. Le deuxième single, qui donne son nom à l’album, arrive pile le jour de la sortie, façon cadeau de déballage.
Ce qui intrigue, c’est ce grand écart entre la promesse (« feral », à vif) et l’équipe la plus rôdée du game. Est-ce qu’on va vraiment sentir les griffes, ou est-ce qu’un refrain Max Martin lisse toujours tout ? C’est un peu la question du disque. Grande sort d’une longue parenthèse cinéma, et elle revient chanter des choses moins polies que d’habitude. J’ai envie d’y croire.
Pour qui ? Si vous n’avez jamais accroché à sa pop très propre, ce virage plus rugueux mérite peut-être une écoute avant de trancher. Et si vous êtes déjà du voyage, prévoyez le vendredi soir au casque, sans distraction. Douze morceaux, ça se boit d’une traite. On verra bien ce qu’il reste, une fois la première nuit passée.
Crédit photo : Republic Records / BabyDoll Music
