Tyla revient avec A*POP, le disque qui veut faire danser l’Afrique et l’Amérique en même temps
Il y a deux ans, une chanson intitulée « Water » et une gestuelle devenue virale ont sorti Tyla de nulle part. La gamine de Johannesburg, née en 2002, a raflé dans la foulée le tout premier Grammy de la meilleure performance musicale africaine. Depuis, on l’attendait au tournant. Le voilà, ce deuxième album : A*POP est sorti le 24 juillet, chez Epic, et il confirme qu’elle ne comptait pas se contenter d’un seul tube.
Quatorze titres, et un casting qui donne le vertige. Doja Cat, Cardi B, Kehlani, Isaiah Rashad, Zara Larsson : Tyla a invité la moitié de la pop américaine sur un disque qui, lui, reste profondément sud-africain. C’est tout l’enjeu du truc, d’ailleurs. Elle a inventé un mot pour ça, « popiano », façon de dire qu’elle marie l’amapiano de chez elle, ces basses profondes et ces percussions qui roulent, avec la mécanique parfaitement huilée de la pop mondiale.
Les singles avaient déjà donné le ton. « Chanel », « Is It », « She Did It Again » tournent depuis quelques semaines, et on y retrouve cette voix un peu feutrée, jamais dans la démonstration, qui glisse sur les rythmes plutôt que de les écraser. Sur l’album complet, ça respire mieux encore. Certains morceaux comme « Fairytale » ou « Hot Tubs » penchent carrément vers l’été, la piscine et les fins de soirée, quand d’autres ralentissent pour laisser la place au chant.
Envie de le faire tourner en entier, hors playlist ? L’album est dispo en CD et en vinyle.
A*POP de Tyla (CD / vinyle) → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Est-ce que tout est parfait ? Non. À vouloir séduire tous les marchés d’un coup, A*POP a parfois ce petit côté trop lisse, trop calibré pour les playlists. On sent les stratèges derrière certains refrains. Mais bon, quand l’ensemble sonne aussi bien, on pardonne vite.
Ce qui frappe surtout, c’est l’aplomb. À 24 ans, Tyla ne joue pas la carte de la petite nouvelle intimidée par ses invités prestigieux. C’est son disque, sa langue musicale, et Cardi B ou Doja Cat viennent jouer sur son terrain, pas l’inverse. Rien que ça, ça mérite le détour.
Pour qui, du coup ? Pour vous qui aimez la pop qui bouge sans être bête, pour les amateurs de R&B modernes, et pour tous ceux qui veulent entendre à quoi ressemble l’Afrique australe quand elle s’invite au sommet des charts. À écouter fenêtres ouvertes, c’est fait pour ça.
Crédit photo : Epic Records
