Toy Story 5 est en salle, et cette fois Woody affronte le pire ennemi des jouets : une tablette
Voilà, ils l’ont fait. Onze ans après le quatrième, Pixar remet Woody et Buzz sur le devant de la scène avec Toy Story 5, sorti dans les salles françaises le 17 juin. Et plutôt que d’inventer un énième méchant en plastique, le studio a choisi l’adversaire le plus réaliste qui soit : un écran.
Le pitch tient en une image. Bonnie grandit, et un nouvel objet débarque dans sa chambre, une tablette tactile prénommée Lilypad qui a son petit avis sur ce qui est bon pour les enfants. Forcément, les jouets en bois et en plastique font soudain figure de vieilleries. Woody, Buzz, Jessie et la bande se retrouvent à lutter pour exister face à un truc qui s’allume, qui parle et qui capte l’attention de la gamine en trois secondes.
C’est malin, parce que c’est exactement la peur de tous les parents aujourd’hui. Le jouet contre l’écran, le réel contre le virtuel. Pixar n’a pas eu à chercher loin pour trouver un sujet qui résonne.
Côté équipe, on est en terrain connu. Tom Hanks reprend Woody, Tim Allen redonne sa voix à Buzz, Joan Cusack revient en Jessie. La nouveauté, c’est Greta Lee qui double Lilypad, la fameuse tablette. La réalisation est signée Andrew Stanton, un vétéran maison à qui l’on doit déjà Le Monde de Nemo et WALL-E. Autant dire que la maison sait ce qu’elle fait.
Et si retrouver Woody et Buzz à l’écran vous donne envie de les avoir sur une étagère, le duo existe aussi en vrai.
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Faut-il y aller pour autant ? Soyons clairs, une partie de la critique trouve que la franchise commence à tourner en rond, et l’idée de relancer une saga qui s’était si bien terminée a de quoi faire lever un sourcil. Le quatrième offrait une vraie conclusion. En rajouter une couche, c’est prendre le risque de gratter là où ce n’était pas nécessaire.
Mais bon, on parle de Pixar, et même un Toy Story moyen reste un cran au-dessus de la plupart des films d’animation de l’été. Si vous avez des enfants, c’est la sortie ciné toute trouvée pour échapper à la canicule deux heures au frais. Et si vous avez grandi avec Woody, l’émotion de le retrouver fera sûrement le reste, qu’on le veuille ou non.
À voir en famille, sans en attendre la claque du premier. Mais avec Buzz et Woody, on signe quand même.
Crédit photo : Disney/Pixar
