À 84 ans, Paul McCartney signe l’album à glisser dans vos écouteurs cet été
La bande-son de juin n’est pas tout à fait là où on l’attendait. À 84 ans, Paul McCartney vient de sortir The Boys of Dungeon Lane, son vingtième album solo, et c’est exactement le genre de disque qu’on a envie de réécouter en boucle quand les soirées s’allongent.
Sorti le 29 mai chez Capitol, l’album tire son nom d’une ruelle de la banlieue de Liverpool, là où le gamin McCartney traînait bien avant que les Beatles n’existent. Tout part de cette enfance d’après-guerre : les copains, George Harrison et John Lennon avant la gloire, les premières chansons griffonnées dans une chambre.
Quatorze titres, quarante-sept minutes, zéro remplissage. McCartney joue lui-même la plupart des instruments, comme à ses débuts en solo quand il bricolait tout seul. Derrière les manettes, Andrew Watt, le producteur qui a redonné un coup de jeune aux Rolling Stones. Les sessions datent de 2021, et ça s’entend : on tient là un disque longuement mûri, pas un enregistrement jeté à la va-vite.
Le single Days We Left Behind donne le ton, une ballade nostalgique qui frôle la mièvrerie sans jamais y tomber. Et puis il y a Home to Us, un duo avec Ringo Starr. Les deux derniers Beatles vivants qui chantent ensemble en 2026, forcément, ça remue quelque chose. Chrissie Hynde et Sharleen Spiteri, la voix de Texas, passent aussi en invitées, sans jamais tirer la couverture à elles.
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Côté critique, le disque affiche 85 sur Metacritic, un score qui tient presque du miracle après soixante ans de carrière. Beaucoup parlent du meilleur McCartney depuis longtemps, et pour une fois ce n’est pas la politesse de façade qu’on réserve d’ordinaire aux légendes.
Soyons clairs, on n’est plus chez le jeune homme de 1970. La voix a pris des rides, deux ou trois morceaux auraient pu rester au placard sans qu’on s’en plaigne. Mais l’ensemble dégage une liberté désarmante, celle d’un type qui n’a plus rien à prouver et qui écrit quand même comme si ça comptait encore.
Pour qui ? Pour les amoureux des Beatles, évidemment, mais aussi pour tous ceux qui aiment la belle pop sans chichis. Le genre de disque à laisser tourner un dimanche pluvieux ou sur la route des vacances. À 84 ans, le bonhomme n’a rien perdu de son flair.
Crédit photo : Paul McCartney
