Phil Lesh, le bassiste des Grateful Dead, est mort à 84 ans
Phil Lesh s’est éteint à 84 ans. Pour beaucoup de gens ce nom ne dira rien, et pour les fans des Grateful Dead c’est un morceau entier de leur jeunesse qui s’en va.
Né en 1940 à Berkeley, en Californie, il s’est lancé dans la musique au tout début des années 60. Avec les Grateful Dead, il a fait quelque chose d’assez rare : il a changé la façon de jouer de la basse dans le rock. Au lieu de se contenter d’accompagner, il faisait dialoguer son instrument avec le reste du groupe, en piochant aussi bien dans le jazz que dans la musique classique.
Le groupe est vite devenu un cas à part. Les Grateful Dead, c’était d’abord une affaire de concerts, pas de disques. On venait les voir pour les longues improvisations, ces moments où la chanson partait ailleurs et où personne ne savait vraiment où ça allait atterrir. C’est de là qu’est né tout le mouvement des jam bands.
Autour d’eux s’est formée une communauté un peu unique en son genre, les Deadheads, ces fans qui suivaient le groupe de ville en ville. Phil Lesh adorait ce lien direct avec le public. Chaque concert était différent, et c’était précisément ça qui rendait l’expérience aussi forte.
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Après la fin des Grateful Dead en 1995, il n’a pas raccroché. Il a monté Phil Lesh and Friends, repris les classiques en les triturant à sa façon, et continué à défendre une idée toute simple : la musique se vit en direct, ensemble, dans l’instant.
Des titres comme Ripple ou Touch of Grey traînent encore dans pas mal de têtes, et son influence reste bien présente chez plein de musiciens qui n’ont parfois jamais mis les pieds à un de ses concerts.
Sa famille a déjà fait savoir qu’elle comptait faire vivre son héritage, à travers des projets et des événements en son nom. C’est une belle intention, mais le vrai héritage, il est dans la musique elle-même.
Alors on remet un disque des Grateful Dead, on laisse filer une de ces longues impros, et on se dit que certaines choses ne s’arrêtent jamais vraiment. Merci pour les notes et pour les souvenirs, Phil.
Crédit photo : DR
