Jean-Claude Missiaen, une vie passée à aimer le cinéma américain
Il y a des gens qui regardent des films, et d’autres qui en font une passion dévorante. Jean-Claude Missiaen appartient clairement à la seconde catégorie, lui qui a consacré une grande partie de sa vie au cinéma, et plus particulièrement à Hollywood.
Tout est parti des salles obscures, gamin déjà fasciné par la lumière du projecteur et par ces acteurs qui semblaient plus grands que nature. Cette fascination ne l’a jamais quitté. Au lieu de rester un simple spectateur, il a voulu comprendre comment tout ça fonctionnait, des deux côtés de l’écran.
Le cinéma américain, c’est un continent à lui tout seul. Des grosses productions des années 80 aux films d’auteur plus confidentiels, il a tout exploré, sans hiérarchie snob entre le populaire et le pointu. Pour lui, un blockbuster bien fichu valait largement un film d’art et essai, du moment qu’il racontait vraiment quelque chose.
Ce qui le distingue, c’est cette envie permanente de transmettre. Discuter d’un film pendant des heures, défendre une pépite oubliée, faire découvrir un classique à quelqu’un qui ne l’avait jamais vu, voilà ce qui le faisait vibrer. Autour de lui s’est créé un petit cercle de cinéphiles, soudés par cette même passion du grand écran.
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Il s’intéressait surtout aux histoires qui touchent quelque chose d’humain. Pour lui, un film n’était jamais qu’un divertissement, c’était une matière à réflexion, à débat, parfois à engueulade amicale. Ses goûts mêlaient les chefs-d’œuvre attendus et des films moins connus, preuve qu’il continuait de chercher et de fouiller.
Et il ne s’arrêtait pas au visionnage. Comprendre la mise en scène, le montage, la façon dont un plan raconte plus qu’un dialogue, tout ça l’occupait autant que les films eux-mêmes. Un curieux insatiable, qui apprenait encore après des décennies passées dans le noir.
C’est peut-être ça, au fond, le plus bel hommage qu’on puisse rendre à un passionné comme lui : continuer à regarder des films avec la même envie, à les partager, à en discuter sans fin. Le cinéma a besoin de gens qui l’aiment à ce point. Ils tiennent la flamme allumée pour ceux qui passeront après.
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