Miossec ressort « 1964 » en vinyle pour les 20 ans de l’album
Vingt ans déjà. En 2004, Christophe Miossec sortait « 1964 », un disque qui porte tout simplement l’année de sa naissance. Deux décennies plus tard, en novembre 2024, le chanteur brestois ressort l’album dans une édition anniversaire soignée, au moment où le vinyle redevient un objet qu’on a envie de poser sur une platine plutôt que de faire défiler sur un écran.
L’objet a de quoi séduire les fans. Il s’agit d’un double 33 tours, accompagné d’un livret de 36 pages avec des photos et des textes inédits, le tout glissé dans un fourreau et habillé d’une pochette lenticulaire, celle qui change selon l’angle de vue. La réédition arrive via le label PIAS.
Le vrai morceau de choix se cache dans les bonus. L’édition propose une version originale de l’album enregistrée aux studios Miraval, avec l’orchestre lyrique d’Avignon, et jamais sortie jusqu’ici. Pour qui connaît le disque par cœur, c’est l’occasion de le réentendre autrement, dans un habillage orchestral resté dans les cartons pendant vingt ans.
Replaçons un peu le contexte. « 1964 » est l’un des albums qui ont installé Miossec dans le paysage de la chanson française, porté par des titres comme « Je m’en vais » ou « Brest ». Sa marque de fabrique, on la connaît : des textes à vif, souvent au bord de la rupture, où il est question d’amour qui s’effondre, d’alcool et de ports bretons sous la pluie. Une voix éraillée, des mots qui ne trichent pas.
Envie de (re)plonger dans l’album ? Il est dispo en CD et en vinyle.
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Là où d’autres lissent, Miossec gratte. C’est ce qui en a fait une référence pour pas mal d’auteurs venus après lui, qui ont retenu la leçon : on peut chanter ses fêlures sans en faire des cartes postales. Vingt ans après, les chansons n’ont pas pris une ride, parce que les sujets qu’elles touchent ne vieillissent pas vraiment.
La réédition s’accompagne d’un retour sur scène. Miossec a annoncé une tournée à partir de février 2025, l’occasion de redonner ces titres en concert et de croiser les générations dans le public, les anciens venus avec leurs souvenirs et les plus jeunes qui découvrent.
Reste la question du format. Sortir un album en vinyle aujourd’hui, ce n’est plus un geste nostalgique d’irréductible, c’est une vraie tendance de fond. Le disque microsillon s’écoute différemment, on y prête attention, on tourne la galette, on regarde la pochette. Pour un disque aussi intime que « 1964 », ça a du sens.
Que vous l’ayez usé à l’époque ou que vous n’ayez jamais vraiment plongé dedans, cette édition des 20 ans est un beau prétexte pour y revenir. Et avec la version orchestrale inédite en prime, même les connaisseurs y trouveront de quoi être surpris. Pour le reste, il suffit de baisser la lumière et de laisser tourner.
Crédit photo : DR
