Sacrifice, le film où Romain Gavras enferme Chris Evans et une poignée de milliardaires avec une secte qui veut les jeter dans un volcan
Romain Gavras a toujours filmé le chaos comme personne, et son nouveau film débarque directement sur Netflix depuis le 16 octobre, sans passer par la case salle. Dommage, parce que ça aurait été grand sur écran géant.
Le pitch tient en une phrase et donne déjà envie. Un gala de charité réunit des stars, des milliardaires et beaucoup de discours vides. Au milieu de tout ce beau monde, Mike Tyler, acteur en pleine crise existentielle joué par Chris Evans, se fait prendre en otage par une gourou nommée Joan, campée par Anya Taylor-Joy, et ses fidèles. Leur credo : un cataclysme frappera la Terre dans trois jours si on ne sacrifie pas trois personnes à un volcan voisin. Autant dire que l’ambiance du cocktail retombe assez vite.
Le casting, à lui seul, vaut le détour. Vincent Cassel et Salma Hayek forment un couple de milliardaires, les Bracken, pendant que John Malkovich, Sam Richardson et Ambika Mod complètent le tableau. Gavras a même glissé Charli XCX et le rappeur Yung Lean dans l’histoire, histoire de brouiller encore un peu plus les cartes entre le cinéma et la pop.
Pour une soirée Netflix avec un film qui sent le chaos, autant être au chaud :
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Le projet, c’est une satire écolo qui tape sur les ultra-riches, leur bonne conscience et leur manie de transformer la fin du monde en événement mondain. On retrouve la patte du réalisateur d’Athena, cette énergie qui emporte tout, cette envie de filmer des groupes au bord de l’explosion. Sauf que voilà, à Toronto, les premières réactions ont été partagées. Certains ont adoré l’énergie et la performance de Chris Evans, qu’on dit meilleur que jamais. D’autres ont trouvé que le film faisait beaucoup de bruit pour pas grand-chose, une satire des riches un peu trop sage pour vraiment mordre.
Du coup, où est-ce qu’on se situe ? Honnêtement, même tiède, un Gavras reste plus vivant que la moyenne des films catastrophe polis qui sortent par camions. Il y a une proposition, un regard, un vrai sens du mouvement. Et puis voir Chris Evans quitter le costume de Captain America pour jouer un acteur en roue libre, ça pique la curiosité.
Si vous aimez les films qui mélangent l’absurde, la panique collective et une bonne dose de méchanceté sociale, c’est à tester ce week-end, canapé et plaid obligatoires. Vous me direz ce que vous en avez pensé.
Crédit photo : AlloCiné
