Greta Van Fleet sort Palace for the People, l’album où les gamins du Michigan arrêtent enfin de jouer les Led Zeppelin du dimanche

Le 9 octobre, Greta Van Fleet pose son cinquième album, Palace for the People, et c’est le moment où le groupe de Frankenmuth cesse de n’être qu’un jukebox à riffs. On les a longtemps charriés, parfois méchamment, pour leur ressemblance avec Led Zeppelin. La voix de Josh Kiszka qui monte dans les aigus, les guitares de son frère Jake, cette batterie qui cogne comme en 1971. Sauf que cette fois, ils ont décidé de faire autre chose de cet héritage.

Les treize titres ont été enregistrés dans le Tennessee au printemps 2026, avec Mike Elizondo à la coproduction. Le bonhomme a bossé avec Eminem, Fiona Apple ou Turnstile, autant dire qu’il n’a pas le même carnet d’adresses qu’un groupe de hard rock vintage. Et ça s’entend. Pour la première fois, le quatuor a convoqué des musiciens de session, des cordes, des cuivres, tout un tas d’instruments du monde. Le squelette reste le même, ce mélange de Queen pour l’emphase et de Zeppelin pour la carrure, mais on y a greffé des couches qu’on n’attendait pas.

Deux morceaux tournaient déjà avant la sortie. Play Your Games, d’abord, un titre qui traînait en démo depuis des années et que le groupe a fini par dépoussiérer. Puis Saw You Stand, plus récent, pour faire patienter. Le reste va de Into the Beginning à Call My Own, en passant par un Field of Stars et un Lost in the Golden qui donnent le ton, plutôt ample, parfois carrément solaire.

Palace for the People (CD)

Si l’album vous tente, il est dispo en CD :

Palace for the People (CD) → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Alors non, Greta Van Fleet n’est toujours pas Led Zeppelin, et 2026 n’a rien à voir avec les seventies. Mais il y a quelque chose de reposant à écouter un groupe qui a trouvé sa place et s’y tient, sans passer son temps à vouloir prouver qu’il invente l’eau chaude. C’est du rock généreux, ampoulé par moments, sincère tout du long.

Pour qui ? Pour les nostalgiques du gros son à guitares qui n’osent plus l’avouer. Pour ceux qui ont usé la bande-son de Presque Célèbre et qui cherchent un équivalent moderne. Et puis, si vous voulez mon avis, c’est le genre de disque qui passe très bien un dimanche d’automne, volume à fond, pendant que dehors il fait gris.

Crédit photo : Greta Van Fleet