La Diplomate revient le 15 octobre, et cette fois le mari de Kate Wyler a volé une bombe nucléaire russe
Si vous aviez laissé tomber les thrillers politiques depuis la fin de House of Cards, il est peut-être temps de revenir. La Diplomate remet le couvert sur Netflix le 15 octobre, avec huit épisodes d’une heure qui débarquent tous le même jour. De quoi caler un week-end entier sans bouger du canapé, ce qui tombe plutôt bien maintenant que les soirées se font fraîches.
Pour ceux qui découvriraient la série, le pitch est simple et redoutablement efficace. Kate Wyler, incarnée par Keri Russell, est une diplomate de terrain, brusque, allergique aux mondanités, qu’on parachute ambassadrice des États-Unis à Londres alors qu’elle n’a rien demandé. Entre les crises internationales qui s’enchaînent et un mariage qui part en vrille avec un mari lui aussi diplomate et beaucoup trop ambitieux, elle passe son temps à éteindre des incendies. C’est nerveux, c’est bavard dans le bon sens du terme, et c’est bourré de ces dialogues qui fusent où personne ne finit ses phrases.
La saison 4 reprend pile là où la précédente nous avait laissés, au bord du gouffre. Sans trop en dire, disons que Hal Wyler, le fameux mari joué par Rufus Sewell, s’est mis dans un pétrin diplomatique d’une ampleur rare, de mèche avec la présidente Grace Penn. Allison Janney, impériale comme toujours dans ce rôle, continue de tirer les ficelles d’une Maison-Blanche prête à beaucoup pour asseoir sa puissance. Et Kate, elle, se demande jusqu’où tout ce petit monde est prêt à aller.
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Ce qui fait tenir la série, au fond, ce n’est pas tant la géopolitique que le couple Wyler. Deux ambitieux qui s’aiment et se détestent, qui se sabotent et se rattrapent, dans une guerre d’ego permanente qui donne quelques-unes des meilleures scènes de ménage vues à la télé ces dernières années. Bradley Whitford vient d’ailleurs renforcer le casting côté Penn, et les affrontements promettent d’être salés.
Alors oui, il faut aimer les intérieurs feutrés, les costumes impeccables et les conversations à double fond. Si vous cherchez de l’action pure, passez votre chemin. Mais pour qui aime voir des gens très intelligents se mentir avec élégance, c’est une petite merveille d’écriture. Et trois saisons plus tard, la mécanique n’a toujours pas pris une ride. À regarder tranquillement, un thé à portée de main.
Crédit photo : Netflix
