Heart of the Beast, Brad Pitt lâché en pleine Alaska avec un chien pour seul allié
Le 23 septembre, David Ayer envoie Brad Pitt au fond de nulle part. Un avion en miettes, une forêt qui n’en finit pas, le froid qui rentre dans les os, et un chien qui trottine à côté. Voilà tout le programme de Heart of the Beast, et franchement, ça tient sur un ticket de métro.
Pitt joue James Belmont, un ancien des forces spéciales à la retraite. Son coucou se crashe quelque part en Alaska, il en réchappe, et il n’est pas tout à fait seul : Odin, son chien militaire, s’en sort aussi. À partir de là, tout l’enjeu tient en un mot, rejoindre la civilisation à pied avant que le froid, la faim et l’épuisement ne s’en chargent. On connaît la chanson du film de survie, mais l’affiche le dit sans détour : survivre, ce sera ensemble ou pas du tout.
Le vrai argument, c’est le tandem. Un homme taiseux, un berger allemand, des kilomètres de rien, et zéro dialogue de remplissage pour meubler. Ce genre de duo, ça marche ou ça tombe à plat, il n’y a pas d’entre-deux. Ayer, lui, sait filmer des types au bout du rouleau. On lui doit Fury, déjà avec Pitt en 2014, mais aussi End of Watch et, plus récemment, The Beekeeper. Il aime les héros abîmés qui avancent quand même. Ici, le décor fait la moitié du boulot : l’Alaska à l’écran, c’est déjà un personnage.
En attendant la salle, revoir Fury rappelle ce que David Ayer et Brad Pitt savent faire ensemble.
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Autour de Pitt, on retrouve J.K. Simmons et Anna Lambe, mais ne vous attendez pas à une distribution pléthorique. C’est un film de solitude, pas de dîner mondain. Le genre s’y prête à condition d’assumer les longs silences et les plans où il ne se passe presque rien, sauf l’essentiel.
Petit repère avant d’y aller : le film a été présenté au festival de Saint-Sébastien fin août, où Pitt revenait après dix-sept ans d’absence. Autant dire que la maison Paramount y croit.
Pour qui, du coup ? Pour ceux qui aiment le cinéma d’aventure à l’ancienne, un peu contemplatif, où la nature écrase les hommes et où un regard entre un maître et son chien vaut trois pages de scénario. Si vous cherchez de l’action à la minute, passez votre chemin. Si vous aimez respirer devant un écran, celui-là devrait vous parler.
Crédit photo : Paramount Pictures
