Étirements : le matin ou le soir, la vieille question qui a enfin une réponse

On a tous une image en tête : le sportif qui s’étire longuement avant sa course, jambe tendue contre un lampadaire. C’est à peu près le pire moment pour le faire, mais passons. La vraie question que tout le monde se pose, c’est plutôt celle du créneau. On s’étire quand ? Au réveil pour se dérouiller, ou le soir pour dénouer la journée ?

Si votre objectif est de gagner en souplesse, la science a tranché, et pas dans le sens qu’on croit. Plusieurs travaux montrent que l’amplitude de mouvement progresse bien mieux quand on s’étire en fin de journée, entre 18h et 20h, qu’au saut du lit entre 7h et 9h. Le corps est chaud, les muscles ont bougé, ils acceptent mieux qu’on les allonge. Et sur la durée, l’effet est net : après six semaines d’étirements réguliers le soir, on observe une vraie amélioration de la mobilité et une baisse des petites douleurs qui traînaient.

Ça ne veut pas dire que le matin ne sert à rien, loin de là. Après une nuit passée immobile, quelques mouvements au réveil relancent la circulation et réduisent la raideur matinale de 30 à 40 % chez les gens actifs. Sauf qu’ici, le bon geste n’est pas le même. On oublie les postures tenues façon statue pendant une minute, à froid c’est contre-productif. On privilégie le dynamique : des mouvements amples, des rotations, on réveille sans forcer.

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En clair, les deux ont leur rôle. Le matin pour se mettre en route, le soir pour vraiment travailler la souplesse. Rien ne vous oblige à choisir, d’ailleurs, beaucoup alternent selon l’humeur et le temps disponible. Et si vous cherchez la recette qui marche, les kinés répètent toujours la même chose : 2 à 4 répétitions de 30 secondes par étirement, sans jamais aller chercher la douleur. Ça doit tirer, pas piquer. Un dernier point qui compte : on respire, calmement, on ne bloque pas son souffle en serrant les dents.

Le plus dur reste de s’y tenir. Cinq minutes le soir devant une série valent mieux qu’une grande séance improvisée un dimanche sur deux. C’est la régularité qui paie, comme presque tout ce qui concerne le corps. Un tapis déroulé au sol, une lumière douce, et on y va tranquillement. Pas besoin d’être souple pour commencer, c’est justement l’inverse : on commence parce qu’on ne l’est pas.

Crédit photo : Illustration générée par IA