The Gentlemen revient pour une saison 2, et Guy Ritchie promet cette fois un chaos bien plus large

Netflix a lâché la saison 2 de The Gentlemen le 3 septembre, et si vous aviez adoré la première, préparez-vous. Eddie Horniman, toujours campé par Theo James, n’est plus le duc dépassé qui tombait par accident sur une ferme de cannabis planquée sous son domaine. Un an a passé. Il ne subit plus l’empire criminel familial, il l’agrandit. Et tout le monde autour de lui va le sentir passer.

L’idée, au départ, tient en une phrase que Guy Ritchie adore : un aristocrate anglais très bien élevé découvre que son héritage cache un business illégal colossal. La série est née de son film de 2019, même titre, même univers de gangsters en costume trois-pièces et de dialogues qui claquent. Kaya Scodelario reprend Susie Glass, la fille du caïd, et leur duo reste le vrai moteur du truc. Ray Winstone reste lui aussi de la partie en Bobby Glass, qui tire les ficelles depuis sa cellule.

Cette fois, le casting s’étoffe sérieusement. Hugh Bonneville débarque, à des années-lumière du majordome guindé de Downton Abbey, et Michele Morrone vient ajouter sa dose de menace latine. Vinnie Jones, Joely Richardson, la bande d’origine tient bon. Netflix annonce un chapitre « plus sombre et plus vaste », ce qui, en langage marketing, veut souvent dire plus de morts et moins de blagues. On verra.

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En attendant de vous mettre à la saison 2, le film de 2019 qui a lancé tout cet univers reste un vrai régal :

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Ce qui faisait le charme de la première saison, c’était ce mélange bizarre entre humour très sec et violence soudaine. Un thé servi dans de la porcelaine, puis quelqu’un qui finit au congélateur. Ritchie sait faire ça mieux que personne, même si on lui reproche parfois de tourner un peu en rond dans son propre style. Huit épisodes en 2024, un carton immédiat, une saison 2 commandée dans la foulée : le pari a payé.

Faut-il s’y remettre ? Si vous cherchez de la finesse psychologique, passez votre chemin. Mais pour un dimanche pluvieux, avec l’envie de voir des gens très bien habillés faire des choses très malhonnêtes, c’est du sur-mesure. Le vrai risque, c’est l’essoufflement, parce que les séries qui reposent sur le style plus que sur l’intrigue s’épuisent vite. N’empêche, Theo James en costume Savile Row qui négocie avec des trafiquants, ça garde un certain panache. Bref, on a de quoi tenir jusqu’à la fin du mois.

Crédit photo : Netflix