Ellie Goulding sort I Know Too Much, dix chansons écrites juste après son divorce
Ça faisait trois ans qu’on n’avait plus rien eu de neuf. Ellie Goulding a sorti I Know Too Much le 4 septembre, son sixième album studio, chez Polydor. Dix titres, pas un de plus, et une histoire qui se lit à livre ouvert dès qu’on connaît le contexte.
Le contexte, c’est sa séparation en 2024 d’avec Caspar Jopling, son mari depuis 2019. L’album part de là. On sent la colère au début, quelque chose de sombre, puis ça glisse doucement vers l’humour et une forme d’optimisme, comme si elle avait décidé de tourner la page en musique plutôt qu’en interview.
Le morceau qui ouvre le bal s’appelle Black Prada Dress, et il donne le ton. Derrière la console on retrouve Jack Rochon, qui a produit ce titre et signe la production exécutive de tout le disque. Il y a aussi Jealousy, Loser, 4 Seasons, Nobody Dances, des titres qui sonnent comme des états d’âme balancés sans détour.
Pour ceux qui l’avaient un peu perdue de vue, Ellie Goulding, c’est cette voix britannique reconnaissable entre mille qui a explosé au début des années 2010 avec Lights, puis Love Me Like You Do pour la bande-son de Cinquante Nuances de Grey. Depuis, elle alterne les tubes calibrés pour les radios et les albums plus intimes. Higher Than Heaven, son précédent, misait à fond sur le dancefloor. Là, c’est autre chose.
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Ce qui frappe, c’est qu’elle n’a pas cherché la fuite en avant dans l’euphorie synthétique. Les critiques anglo-saxonnes parlent d’un disque du désir sans la désespérance, et la formule tombe plutôt juste. On n’est pas dans le règlement de comptes larmoyant, ni dans le hit taillé pour TikTok. On est dans quelque chose de plus adulte, où le chagrin cohabite avec une vraie envie de repartir.
Est-ce que ça fera date dans sa discographie ? Difficile à dire pour le moment. Mais bon, à trente-neuf ans et après un mariage qui explose sous les projecteurs, sortir dix chansons aussi frontales sans se cacher derrière les métaphores, c’est déjà courageux.
Si vous aimez la pop qui raconte quelque chose plutôt que celle qui remplit les playlists, celui-ci mérite une écoute attentive. Le genre d’album qu’on met un soir, casque sur les oreilles, sans le zapper au bout de trente secondes.
Crédit photo : Polydor Records
