L’aquabike, ce vélo qu’on pédale dans l’eau et qui rince les jambes sans jamais malmener les genoux

Un vélo au fond d’une piscine. Dit comme ça, on hésite entre l’idée géniale et le gadget. Sauf que l’aquabike a discrètement colonisé les bassins municipaux et les studios spécialisés, et il y a une vraie logique derrière.

Le principe tient en une phrase. On installe un vélo lesté au fond du bassin, on a de l’eau jusqu’à la taille ou la poitrine, et on pédale, seul ou sur une musique qui donne le rythme, pendant que le reste du corps travaille sans qu’on s’en rende compte.

Pourquoi ça brûle autant ? Parce que l’eau oppose une résistance bien supérieure à celle de l’air, donc chaque coup de pédale coûte cher. Une séance dure en général entre 30 et 45 minutes, et selon l’intensité vous y laissez entre 300 et 500 calories, parfois davantage quand le coach vous fait alterner sprints et renforcement.

Le vrai argument, il est ailleurs. La flottabilité réduit le poids apparent du corps de 70 à 80 %, ce qui veut dire que vous forcez à fond sans jamais écraser les articulations. Les genoux, les chevilles et les hanches ne prennent rien. Pour une reprise du sport, un surpoids qui pèse sur les articulations ou une sortie de blessure, c’est franchement précieux.

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Pour ne pas glisser sur les pedales ni le carrelage, une paire de chaussons d’eau fait tout le boulot.

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Les clubs adorent parler de drainage et d’effet anti-capitons grâce à l’eau qui brasse autour des cuisses. Là, prudence. Ce brassage fait surtout du bien sur le moment, et aucune séance ne remplace le fait de bouger souvent et de manger correctement. La sensation de jambes légères en sortant du bassin, par contre, elle, est bien réelle.

Côté matériel, c’est minimaliste. Un maillot, éventuellement une combinaison si l’eau est fraîche, et une paire de chaussons pour ne pas glisser sur les pédales et le carrelage. Rien d’autre. On conseille de débuter avec une ou deux séances par semaine, et de laisser passer quelques semaines avant de guetter les premiers effets sur le tonus et l’endurance.

Pour qui, du coup ? Pour ceux qui s’ennuient ferme sur un vélo d’appartement, pour ceux dont les genoux disent stop dès qu’ils courent, et pour tous les nageurs qui veulent transpirer sans faire trois mille longueurs. On pédale dans le vide, on ressort vidé, et personne ne vous a vu souffler. Plutôt malin.

Crédit photo : Illustration generee par IA