Verity, le thriller où Anne Hathaway et Dakota Johnson s’affrontent autour d’un manuscrit qu’on n’aurait jamais dû lire

Voilà une adaptation qu’on n’attendait pas forcément, et pourtant elle débarque le 2 octobre. Verity porte à l’écran le roman de Colleen Hoover paru en 2018, ce thriller psychologique devenu un phénomène sur BookTok, dévoré par des millions de lectrices et de lecteurs qui se le refilaient comme un secret un peu honteux. Le livre passait pour inadaptable. Trop ambigu, trop centré sur ce qu’on lit par-dessus l’épaule d’un personnage. Sony a quand même tenté le coup.

L’histoire tient en peu de mots. Lowen Ashleigh, romancière fauchée jouée par Dakota Johnson, accepte un contrat en or : terminer la saga à succès de Verity Crawford, autrice célèbre devenue incapable d’écrire après un grave accident. Le mari, Jeremy, incarné par Josh Hartnett, l’installe dans la maison familiale pour qu’elle fouille les archives de sa femme. Et c’est là que Lowen tombe sur un manuscrit autobiographique jamais publié. Un texte glaçant, qui raconte le mariage et la maternité de Verity sous un jour qu’aucune couverture cartonnée n’aurait osé montrer.

Anne Hathaway récupère le rôle-titre, celui de Verity, présente à l’écran alitée et silencieuse, mais dont chaque page lue plane sur tout le film. Un contre-emploi qui donne envie. On l’a plus souvent vue en héroïne solaire qu’en énigme inquiétante.

Verity, le roman de Colleen Hoover

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Derrière la caméra, Michael Showalter, qu’on connaît pour The Big Sick et Dans les yeux de Tammy Faye. Le scénario est signé Nick Antosca, l’homme derrière la série The Act, un habitué des familles qui cachent des choses. La musique revient à Volker Bertelmann, oscarisé pour À l’Ouest, rien de nouveau. Tourné à New York entre février et avril 2025, pour un budget de 40 millions de dollars et 117 minutes au compteur.

Le pari est clair. Tenir la tension d’un roman qui joue en permanence sur le doute, sans jamais nous dire si ce qu’on lit est vrai ou fabriqué de toutes pièces. La bande-annonce mise à fond là-dessus, et franchement, ça donne envie d’y croire. Attention quand même, c’est un thriller classé R aux États-Unis, avec des scènes dérangeantes, à réserver aux amateurs de récits vénéneux façon Gone Girl.

Si vous avez lu le livre, vous savez déjà pourquoi cette histoire met mal à l’aise. Sinon, mieux vaut arriver vierge de tout spoiler. C’est tout le plaisir.

Crédit photo : Amazon MGM Studios / Sony Pictures