Slow Horses revient pour une saison 6 où Jackson Lamb pue toujours autant et où la vengeance débarque à Slough House

Le 16 septembre, Apple TV+ relance ce qui est sans doute la meilleure série d’espionnage du moment. Et si vous n’avez jamais mis les pieds à Slough House, c’est le prétexte idéal pour rattraper les cinq saisons d’avant. Slow Horses, c’est l’histoire d’un placard. Un vrai. Une antenne pourrie du MI5 où les Renseignements britanniques parquent les agents qu’ils rêveraient de voir démissionner sans avoir à les virer. On leur file des tâches débiles, on les laisse mariner, on attend qu’ils craquent.

À la tête de cette ménagerie, Jackson Lamb, incarné par Gary Oldman, qui compose là un des personnages les plus jouissifs de toute sa carrière. Le bonhomme est répugnant, alcoolique, méprisant avec ses ouailles, et pourtant redoutablement intelligent dès qu’une affaire dérape. Oldman prend un plaisir évident à salir son propre glamour, et ça se voit à chaque scène.

Cette sixième salve s’inspire de Joe Country, le sixième roman de la saga Slough House signée Mick Herron. Cette fois, l’intrigue tourne autour d’une histoire de représailles où les vieilles alliances se mettent à vaciller au pire moment. Six épisodes, un par mercredi jusqu’au 21 octobre. De quoi tenir tout l’automne.

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Ce qui fait la force du truc, ce n’est pas l’action, même si elle est bien là. C’est le ton. Herron écrit de l’espionnage désenchanté, post-Le Carré, où les héros sont des ratés magnifiques et où l’ennemi le plus dangereux se planque souvent trois étages plus haut, dans les bureaux bien propres du MI5. La série a récupéré tout ça sans le trahir, avec un humour noir qui fait mouche et un générique chanté par Mick Jagger, rien que ça.

Si vous ne connaissez rien à l’espionnage, aucun souci, ça reste hyper accessible. Et si vous aimez déjà le genre, vous allez retrouver ce mélange rare de tension et de dérision qui manque cruellement partout ailleurs. Entre la constance de la série, multi-récompensée aux Emmy et aux BAFTA, et le plaisir de recroiser cette bande de bras cassés, c’est franchement un des rendez-vous les plus sûrs de la rentrée.

Un conseil quand même : commencez par la saison 1. On ne débarque pas à Slough House en cours de route.

Crédit photo : Apple TV+