Le HYROX, cette course de salle qui vous fait courir huit kilomètres et pousser une luge, et que tout le monde s’est mis à faire
Vous n’en aviez peut-être jamais entendu parler il y a deux ans, et voilà qu’un collègue sur trois vous raconte son temps au sled. Le HYROX, c’est ça. Une course de fitness en salle, standardisée à l’identique partout dans le monde, qui vous fait courir huit kilomètres découpés en huit tours d’un kilomètre. Entre chaque tour, une station d’effort. Huit stations en tout.
Le menu ne rigole pas. Vous poussez puis vous tirez une luge lestée, vous ramez, vous faites du SkiErg, vous portez des sacs de sable en fentes, vous trimballez des charges à bout de bras façon fermier, vous enchaînez des burpees avec saut en longueur. Et pour finir, le fameux mur : 100 wall balls, un ballon lesté à squatter puis à lancer sur une cible perchée à trois mètres. Cent fois. C’est là que les jambes lâchent et que le mental prend le relais.
Le truc malin, c’est que le format ne bouge jamais. Que vous couriez à Nice, à Paris ou à Singapour, c’est exactement la même épreuve, dans les mêmes halls d’expo bondés. Du coup vous pouvez comparer votre chrono avec la terre entière, ce qui explique une bonne partie de l’addiction.
L’accessoire signature de l’épreuve, à apprivoiser bien avant le jour J :
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Né à Hambourg en 2017, le concept a démarré tout petit, moins de 700 participants pour la première course. Aujourd’hui on parle de plus d’un million de personnes qui s’y collent chaque année, autour de 100 événements par saison dans plus de trente pays. La saison en cours tourne entre 1,3 et 1,5 million d’inscrits. Rien que ça.
En France, ça déroule aussi. Nice en février, Toulouse en mars, Paris au Grand Palais fin avril, Lyon en mai, Bordeaux à la rentrée. Comptez à peu près 100 à 130 euros l’inscription en division Open, celle des gens normaux qui viennent surtout pour se faire mal et rentrer fiers.
Faut-il se lancer ? Si vous courez déjà un peu et que la muscu ne vous fait pas peur, foncez. La division Open est vraiment ouverte à tous, on peut même y aller à deux en relais, et personne ne vous regarde de travers. Si par contre vous n’avez pas bougé depuis dix ans, retrouvez d’abord un peu de souffle avant d’attaquer les wall balls, et un avis médical avant une grosse reprise ne fait jamais de mal. Mais l’ambiance dans un hall plein à craquer, franchement, ça vaut le déplacement.
Crédit photo : HYROX
