Le pickleball, ce petit sport américain au nom ridicule qui vous accroche dès le premier échange
Le nom prête à sourire. Pickleball. On dirait une blague de cour de récré, et pourtant c’est le sport de raquette qui grimpe le plus vite un peu partout, États-Unis en tête, et la France commence tout juste à s’y mettre.
L’histoire est presque trop belle. Été 1965, sur Bainbridge Island près de Seattle. Trois pères de famille, Joel Pritchard, Bill Bell et Barney McCallum, cherchent à occuper des enfants qui s’ennuient. Ils abaissent un filet de badminton, sortent des raquettes de ping-pong et une balle en plastique trouée, et improvisent. Le jeu est né comme ça, sur un coin de terrain, à partir de bric et de broc.
Concrètement, c’est un mélange de tennis, de badminton et de ping-pong. Le terrain est petit, 13,41 mètres sur 6,10, soit à peu près la taille d’un court de badminton. On joue avec une raquette rigide, sans cordage, et une balle perforée qui vole moins loin et moins vite qu’une balle de tennis. Premier à 11 points, avec deux points d’écart, et la partie est pliée.
Pour tester sans se ruiner, un kit complet à deux raquettes fait très bien l’affaire :
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Ce petit format change tout. Vous n’avez pas besoin de courir un semi-marathon pour renvoyer la balle, les échanges se jouent au placement et au toucher plus qu’à la puissance brute. Résultat, un débutant tient un vrai échange au bout de dix minutes, ce qui est rarissime dans un sport de raquette. Et on peut y jouer à 25 ans comme à 70, souvent sur le même terrain, ce qui explique une bonne partie de son succès.
En France, ça démarre. Autour de 5 000 licenciés à la Fédération française de pickleball en 2026, plus quelques milliers de pratiquants réguliers dans les clubs de tennis ou de badminton qui ouvrent des créneaux. La fédération vise 30 000 licenciés d’ici 2030. Le vrai frein, c’est le manque de terrains dédiés. La plupart des parties se jouent dans des gymnases, sur des lignes de badminton repeintes, faute de mieux.
Mon conseil, si l’occasion se présente. Cherchez un créneau découverte près de chez vous, la plupart des clubs prêtent le matériel. Chaussures qui accrochent bien latéralement, une bouteille d’eau, et c’est tout. Prévenez juste les genoux et le poignet, ça bouge vite malgré les airs tranquilles. Et méfiez-vous, l’échange qui claque bien, ça devient vite une habitude.
Crédit photo : Illustration générée par IA
