Freida McFadden transforme son nouveau thriller en livre dont vous êtes le héros, et forcément quelqu’un va mourir par votre faute
Vous vous souvenez de ces bouquins de votre enfance où on gardait un doigt coincé page 47 au cas où le dragon vous croquait ? Freida McFadden vient d’en faire un thriller pour adultes. « Le dîner » est sorti le 1er juillet 2026 chez City, directement en poche, et c’est vous qui décidez de tout.
L’autrice, c’est la reine du page-turner depuis « La Femme de ménage », vendu par palettes entières un peu partout dans le monde. Là, elle change de terrain de jeu. Le principe est simple. Sloan, une jeune femme fauchée, accepte un boulot qui tombe du ciel : servir à table lors d’un dîner très chic, dans un manoir perdu au sommet d’une montagne. La paie est indécente, le travail a l’air facile. Sauf que Sloan sent bien que quelque chose cloche.
Et c’est là que ça devient marrant, ou flippant, selon votre humeur. À chaque moment clé, le livre vous demande de choisir. Vous ouvrez cette porte ou vous fuyez ? Vous répondez au patron ou vous la fermez ? Selon votre décision, on vous renvoie à une autre page, et l’histoire bifurque. Plus de 22 fins possibles, d’après l’éditeur. Autant vous prévenir : McFadden n’est pas du genre à distribuer des happy ends. La plupart des mauvais choix mènent droit vers la souffrance, parfois une mort assez brutale. Donc oui, si Sloan finit mal, ce sera un peu votre faute.
Envie de faire vous-même les mauvais choix à la place de Sloan ? Le poche est à petit prix :
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Ce que j’aime dans l’idée, c’est qu’elle réactive un truc qu’on croyait réservé aux gamins et aux jeux vidéo. Lire redevient un acte actif. On tourne les pages en avant, en arrière, on triche un peu, on recommence pour voir l’autre embranchement. C’est un livre qu’on ne lit pas une fois mais trois ou quatre, ce qui est une drôle de façon de rentabiliser un poche.
Après, restons lucides : le choix multiple a ses limites. Certaines branches sont forcément plus courtes ou moins soignées que d’autres, et les puristes du thriller bien ficelé trouveront peut-être ça un peu gadget. Moi je trouve que pour une lecture de plage, entre deux baignades, c’est exactement le bon format. On ne s’endort pas, on participe.
Bref, si vous cherchez un roman à emporter cet été et que l’idée de tuer vous-même l’héroïne ne vous dérange pas trop, « Le dîner » fait un candidat idéal. Prévoyez juste un marque-page. Ou deux.
Crédit photo : Fnac L’Éclaireur
