Madonna rouvre le dancefloor de 2005, et Confessions II tient enfin la promesse qu’on avait rangée au placard

Vingt ans après, Madonna fait exactement ce qu’on n’attendait plus vraiment d’elle : elle retourne là où elle a été la meilleure. Confessions II est sorti le 3 juillet, son quinzième album studio, et c’est assumé jusque dans le titre. Une suite directe à Confessions on a Dance Floor, ce disque de 2005 qui enchaînait les morceaux sans jamais couper la musique, comme un set de DJ qu’on ne voulait pas voir finir.

Pour être sûre de ne pas se rater, elle a rappelé Stuart Price, l’homme qui avait sculpté le son du premier. Bonne pioche. On retrouve cette logique de mix continu, un morceau qui glisse dans l’autre, des nappes house euphoriques, du disco qui clignote et quelques clins d’oeil à peine cachés du côté d’ABBA. Autour de lui, du beau monde : Cirkut, Tainy, et le fidèle Mirwais qui repointe le bout de son nez.

Il y a deux versions, une standard à douze titres et une rallongée à seize pour ceux qui veulent tout. Et Madonna n’a pas oublié qu’elle savait choisir ses invités. Sabrina Carpenter débarque sur « Bring Your Love », et rien que ce duo-là vaut le détour : la reine du dancefloor qui tend le micro à celle qui remplit les stades aujourd’hui, c’est plutôt bien vu. Martin Garrix pose sa patte sur « Bizarre », pendant que « I Feel So Free » et « Danceteria » font le boulot qu’on leur demande, à savoir vous coller sur la piste sans négociation possible.

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Alors oui, on connaît la recette, et c’est un peu tout l’intérêt. Madonna ne cherche pas à réinventer quoi que ce soit ici, elle refait ce qu’elle réussit mieux que personne depuis quarante ans : de la pop de club qui ne s’excuse jamais d’exister. Après quelques albums où elle semblait courir après l’époque, la voir enfin arrêter de se justifier, ça fait du bien.

Pour qui c’est ? Pour vous si vous avez usé le premier Confessions en boucle, évidemment. Mais aussi pour ceux qui débarquent, parce que ce disque-là ne demande aucun bagage : vous montez le volume, et voilà. C’est un album d’été, à écouter fort une fois la nuit tombée, quand la piste appelle et que personne n’a envie de rentrer.

Crédit photo : Warner Records