Les Belles Promesses de Pierre Lemaitre, le pavé idéal pour dévorer tout un été

Pierre Lemaitre referme sa grande fresque des Trente Glorieuses, et il le fait avec une maîtrise qui force le respect. Les Belles Promesses, paru en janvier 2026 chez Calmann-Lévy, est le quatrième et dernier tome de la suite Les Années glorieuses. Si vous cherchez un roman pour occuper les longues soirées d’été, en voilà un qui vous tiendra des jours.

L’intrigue se déroule entre septembre 1963 et le printemps 1964, essentiellement à Paris. La ville est éventrée par des travaux titanesques, la campagne se sent menacée, et la famille Pelletier, qu’on suit depuis le premier tome, marche vers son destin. Tout démarre par un incendie, un bébé et, oui, un sanglier. Lemaitre adore ce genre d’attaque qui semble n’avoir aucun sens avant de devenir limpide trois cents pages plus loin.

Ce qui frappe, c’est sa capacité à faire tenir une époque entière dans une saga familiale. On y croise la transformation de Paris, le sort des femmes qu’on avait rangées dans l’oubli, les compromis moraux d’hommes pris au piège de leurs ambitions. Le tout sans jamais peser, parce que l’auteur garde son sens du romanesque populaire, celui qui donne envie de tourner la page suivante à une heure du matin.

Les Belles Promesses, Pierre Lemaitre (Calmann-Levy)

Envie de vous lancer dans la saga des Pelletier ? Le dernier tome est dispo en grand format.

Les Belles Promesses, Pierre Lemaitre (Calmann-Levy) → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Faut-il avoir lu les trois premiers tomes pour s’y mettre ? Honnêtement, ça aide. Les enjeux et les liens entre personnages prennent une autre épaisseur quand on a vu la famille évoluer depuis la Libération. Mais Lemaitre a le talent de remettre discrètement les pendules à l’heure, donc un lecteur curieux peut s’y plonger sans se sentir largué.

C’est typiquement le livre qu’on emporte en vacances et qu’on ne lâche plus. Un peu épais pour la plage, certes, mais parfait pour les après-midis à l’ombre ou les trajets de train interminables. On retrouve le Lemaitre qui sait tendre un piège narratif et le refermer au moment où on ne s’y attend pas, héritage de ses années de polar avant le Goncourt d’Au revoir là-haut.

Si vous aimez les fresques amples, les personnages qui vous accompagnent longtemps après la dernière page et un brin de noirceur sous la fresque historique, foncez. C’est une fin de saga, mais aussi une excellente porte d’entrée pour qui voudrait découvrir l’un de nos meilleurs raconteurs d’histoires.

Crédit photo : Calmann-Levy