Albert Dupontel revient le 11 novembre avec Il faut brûler Maman, et rien que le titre donne le ton. On est chez Dupontel, donc on sait d'avance qu'on va rire jaune.

Le pitch tient en une phrase et c'est déjà tordant. Une famille de croque-morts se retrouve pour enterrer la mère. Sauf que le personnel est en grève, et les enfants doivent se coltiner eux-mêmes les rites funéraires. Imaginez devoir organiser l'enterrement de votre propre mère quand c'est justement votre métier, et que plus personne ne veut lever le petit doigt. Tout le film part de là.

Au casting, Dupontel s'est entouré de Louise Coldefy, Julia Piaton et Artus, et joue lui-même dans le lot. Le trio se partage la fratrie, et vu les tempéraments, on devine que les retrouvailles vont virer au règlement de comptes autant qu'au deuil. Écrit et réalisé par Dupontel, comme d'habitude, distribué par Pathé.

Pour ceux qui ont décroché, c'est son premier film depuis Second Tour en 2023, et surtout le successeur d'Adieu les cons, qui avait raflé une poignée de César. Autant dire qu'on l'attend au tournant. Dupontel est l'un des rares à faire de la comédie noire grand public en France sans jamais lisser ses angles, et un enterrement qui tourne mal, c'est exactement le terrain de jeu où il excelle.

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En attendant de retrouver Dupontel en salle, son Au revoir là-haut reste un sommet à (re)voir.

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Le tournage s'est fait à Bry-sur-Marne en début d'année, entre janvier et février. Le film est court, autour d'une heure et demie, ce qui chez lui est plutôt bon signe : ses meilleurs films ne traînent jamais en longueur et cognent vite. La bande-annonce est déjà sortie, et elle promet le mélange habituel de burlesque, de tendresse planquée sous le sarcasme et de personnages un peu cabossés.

Faut-il y aller ? Si vous avez aimé Adieu les cons ou Au revoir là-haut, la réponse est oui, les yeux fermés. Si l'humour funèbre et le cynisme vous mettent mal à l'aise, passez votre chemin, Dupontel ne fait pas dans la demi-mesure. Pour tous les autres, c'est l'une des sorties françaises les plus réjouissantes de ce mois de novembre, et une bonne excuse pour retourner en salle un soir de semaine.

C'est au cinéma le 11 novembre.

Crédit photo : UGC